Cen.f et dictionnaire géographique de t Espagne
Votre Majesté a fait faire le fecensement de ses sujets avec une régularité et une exactitude • inconnues jusqu’à présent. Par suite de cette opération. Votre Majesté a eu la satisfaction d’ap- ‘ prendre que le nombre de ses sujets s’ét^it augmenté d’un million cinq cent mille âmes dans ses domaines d’Europe. A cet accroissement et à la connaissance de plusieurs centaines de paroisses qui ont été établies, on doit ajouter celui de plusieurs milliers de contribuables, par là diminution des ))rivilégiés dans tous des rangs, emplois et professions. Votre Majesté, par cette disposition, a augmenté le n'ombre des sujets utiles qui contribuent au service et à la défense de l’Etat, sans préjudice j^our'^les intérêts véritables de la^
Afin de s’assurer du nombre et de la qualité des communes de cette grande monarclije, que nous ne connaissions jusqu’ici (il faut l’avouer à. notre honte) que d’une manière imparfaite. Votre Majesté a ordonné la formation d’un dictionnaire géog||aphique, qui est maintenant sous presse, et dans lequel on a marqué avec exactitude, par oi’dre alphabétique, les circonstances et la situation de chaque endroit, jusqu’aux pllis pefj^ ha-» meaux , les districts et les provinces aij^quelles ils appartiennent, avec l’explication convenable.
sur leu mature; s’ils sont royaux ou seigneuriaux, s’ils appartiennènlà quelque abbaye ou à quelque ordre, enfin tout ce qui est nécessaire pour que votre gouvernement puisse étendre sa sollicitude jusqu’aux sujets les plus pauvres et les plus éloignés, de la même manière qu’aux babitans de la métropole elle-mêm§, et ^ceu^qui approclient de votre augure personne. (')
^ 36. Les rapports avec Rome régîtes.
En déterminant les rapports et les communications de vos sujets avec Rome, Votre Ma^ jesté leur a rendu un- grand service, et elle a contribué pajr là à établir une meilleure discipline dans les aflarres ecèlésiastiques^ Les arrangemens que Votre Majesté a pris à cet égard, pour ses États d’Europe-, ont iféjà été mis également à exécution dans ceux d’Amérique. La principale de ces dispositions est que les demandes que les sujets espagnols pourront faire à la cour de Rome passeront désormais par le canal de vos ambassadeurs, ministres ou agens quelconques. Nous pourrons surveiller ainsi l’exécution de nos lois , et le maintien de Vos prérogatives royales. Nous aurons les yeux ouverts .sur l’abus des grâces ef des
(') Les deux premiers volumes seulement de ce Dictionnaire ont paru. Ils comprennent la Navarre, la Biscaye, l’Alava et Guipnzeoa. jOn doit regretter que les cireoiistanees n’aient point été favorables à l’aehèveDient d'un ouvrage aussi correct, et auquel ou a mis tant de soin.
ADMINISTRATION
dispenses que des hommes déréglés et ambitieux pourraient obtenir, et qui les obtiennent trop souvent sur des exposés faux et inconvenans. Nous surveillerons en6n la conservation et les réformes de la di^ipline tant sécqbère que régulière; et ce sont là , Sire , les^éri tables e^ts de cette mesure salutaire ,^ainsj, quelles meilleurs moyens d’atteindre le but proposé.- ‘Le^ntérêts pécuniaineS sont d’une importance relative moindre qu*bn ne le croit généralement ; les envois d’argent dè l’Espagne à Rome n’égalent point la valeur dciCeux que font d’autres pidssancjg^gatholiques du^mêm(%rabg, telles que Ta Erance,1’ Allemagne, la Pologne^t aufFes.
Z'] Aniéliorationi dans Var^née et dans la marine.
Je pourrais détailli^r^ autres mesures importantes prises dansdes departemens d^da guerre, de ladnàrÆe qj des Indes |j,d?ms lesquwles Votre Maj^é a daigné m’employprvOui'jitout au moins me consulter; mais il a été fait mention de quel- ’ ques unes dans l’instruction pour la junte d’état approuvée par- Votre Majest^ et la n^wation des au^s concerne plus directôment^ceiix des ministres de ces départemens qui ont exécu.té les ordres de Votre Majesté. .
Je* fer^i observer néanmoins que l’augmentation de la solde des officier# de marine, l’établissement des mèsures nécessaires pour armer
' DE FLORlDà-BLANCA.
le tiers de la flotte qui a été considérablement augmentée pendant le règne de Votre Majesté, a été un projet qui, quoique originairement suggéré par le zèle de don Antonio Valdès, n’eut son plein et entier effet qu’après avoir été discuté et approuvé dans le conseil d’état. Votre Majesté daigna s’en rapporter à moi sur ce sujet, et elle adhéra à l’avis du conseil d’état sur la nécessité de s’occuper attentivement du département de la marine. Il en fut de même relativement à la commission d’habiller l’armée. A cet égard-là, je me permettrai de dire, et Votre Majesté le sait très bien , qu’il existe à peine un général de quelque mérite, et même un officier de rang inférieur, pour lequel je ne me sois employé auprès de Votre Majesté pour lui faire obtenir^ des faveurs et des récompenses, parce que je" croyais cette démarche utile au service de Votre Majesté et au bien du pays. 11 se peut que plusieurs de ceux à qui mes services ont été profi- ' tables les ignorent ou ne les avouent pas; mais Votre Majesté le sait, et c’est assez pour moi. J’ai renoncé à l’idée que j’avais eue d’abord de joindre à ce mémoire une liste de ces officiers, en mettant en tête les capitaines généraux de l’armée auxquels Votre Majesté a daigné déclarer que mes assertions étaient parfaitement vraies. Mais je me suis borné à ces remarques générales pour épargner la honte à ceux qui seraient mor-
ADMINlSTBiTION
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tifiés, m’a-t-on dit, de voir qu’ils ont des obligations à l’homme qu’ils ont cherché à déconsidérer et à poursuivre sans aucun motif.