‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 17 sur 113 · CHAPITRE III ADblTIONNEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE III ADblTIONNEL

monarque maître de la plus grande partie du Nouveau-Monde,àafFermirlesliensderobéissance des colonie# enycrs la métropole. Cette insurrection devait paraître à ses yeux bien plus funeste pour l’Espagne que pour l’Angleterre^ elle-même, par la raison qu’un jour cettoémancipa'tion politique servirait d’ exemple si elle était. , ‘ ’ cxitiponnée par le succès , et opérerait une scission qui lui ferait perdre ses immenses possessions. Or, ce fût au mépris d’intérêts aussi essentiels et aussi évidensque l’Espagne, cédant à des insinuations étrangères , ou poussée par des pas- ■ ^ sions haineuses, arma ses escadres pour favoriser le mouvement insurrectionnel des Anglo-rAmé- ‘ricaiusi , .

Que les philanthropes exaltés ne, cherchent pas à nous ôpposer la brillante perspective du Nouveau-Monde rendu à la civilisation ; car , sans parler maintenant des malheurs par lesquels il . .

a fallu passer, malheurs dont la fin n’est rien moins que prochaine pour F Amérique espagnole, ‘

on accordera aisérhènt ' que le^ gouvérneraerit \ , •

de Charles lll-ne désirait point la perte de sçs ’

colonies. lies reproches qu’il ne nous parait que trop avoir mérités, sont fondés sur cette hypo- ' . - .

thèse. Quels que puissent être lesvœux du piiilo- , sophe au sujet de l’Amérique, il était; ce nous semble, dans )es intérêts , et même dans les devoirs de l’administration espagnole, de faire jouir • .

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'44 CHARLES lU. .

lès colonies des bienfaits de<la eiyilisation , sans pour cela en abdiquer l’empire , et sans exciter lui-mérae ces vastes contrées k l’indépendance,

' en subissant ’ les borreurs d’une anarchie dévas-r tatrice. ■' ,

iVous n’ignorons pas que les habitans de l’Aniéxique espagnole étaient alors -entièrement soumis à la métropole ; que leur état social peu avancé*, leprs mœurs) leurs habitudes, répondaient de leur obéissance : nous avouerons aussi que leur dépendance était tellement étabbe qu’il n’a fallu, pour les porter à l’insurrection , rien moins .que ' la forte secousse occasionnée par l’invasion de la Péninsule sous Napoléon > ,et lés doctrines universellement reconnues à cette époqne snr le devoir et la sainteté des insurrections contre ce dominateur de l'Europe. .Mais' la,cond&ite' de Charles lit n’en était pas moins hautement ini- ' -politique, en secondant nne émancipation qui devait un jour sfervir de modèle pour celle de ses propres colonie^. Bientôt les vice-rois du Pé- 'rou, de ‘Sarita-Fé et de la" Nouvelle-Espagne l’fiverürent qu’ils s’apercevaient qùé des germes de liberté fermentaient dans la tête des habitans de leurs’ vice ^ royautés quelques années plus tard , ils eurent déjà à déjouer des conspirations formées ,par des Espagnols américains , que l’a— ' mour de l’indépendance , les doctrines de la ré-, • Solution, française ,èt des suggestions ! étrangères

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