‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 28 sur 113 · V. CHAPITRE IV ADDITIONNEL · texte numérisé non relu

V. CHAPITRE IV ADDITIONNEL

Progrès des lumières sous les Bourbons. — Leur esprit réformateur, mais sage. — Charles III lit plusieurs réforbies. — Inquisition. — Charles ne lui était pa.s personnellement favorable. — L’atrocité de ce tribunal se radoucit sous sqn J'ègne. — Diverses mesurées contre.aon .autorité. — Censure des livres. : — Affranchissement de l’autorité civile. — Diputados y Persontro del comun. — Mainmorte civile et ecclésiastique. — Confréries. — Répression dq vagabondage. . ' * ‘ .

Le règne de Charles 111 fut signalé par d’importantes améliorations dans les diverses branches de l’administration publique. Philippe V et Ferdinand VI, également animés l’un et l’autre du désir de relever l’Espagne de l’abaissement où elle était tombée , donnèrent à leur gouvernement une direction réformatrice et salutaire, suivie de résultats trè$ satisfaisans. Mais il est aisé de voir qu’en marchant dans la boptie route, ils agissaient .avec une timidité marquée. Cette timidité s’explique assez par le manque des lumières, qui, .de leur temps, étaient encore fléV répandues, par l’ancienneté et le pouvoir des abnso ainsi que par la nécessité de ménager les opinions et les intérêts de leurs sujets. La position de Charles était à cet égard bien plus avan-

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tageuse que ne l’avait été celle de ses deux prédé^ cesseurs immédiats. Les améliorations faites pendant leurs règnes facilitaient celles qu’il jugerait convenable d’entreprendre. D’ailleurs^ ce fut” à l’époque de son avènement, vers le milieu du dix-huitième siècle , que l’on commença à sentir généralement le besoin du perfectionnement^dés sociétés politiques, et à émettre les pensées généreusés , dont le but était bienrêtre et la civilisation des peuples : ces idées-, le gouvernement de Charles les partageait. Soussôn règne, les principaux ministres, sans avoir. été, comme on l’a dit, partisans avoués des encyclopédistes français, le comte d’Aranda excepté , connaissaient néanmoins très bien les bonnes maximes en matière d’administration publique , ainsi que les véritables causes de la décadence de l’Espagne , et ils agirent tous avec plus ou moins d’activité et d’énergie d’après ce principe.

L’histoire ne peut que faire remarquer,, en l’honneur dès princes espagnols de la maison de Bourbon, l’esprit réfor^iateur , mais sage, qui dirigea -leurs gouvernemens ; esprit toutefois qui se voyait souvent arrêté par «des obstacles ■les moeurs , les opinions et des intérêts de localité lui opposaient. Excepté la participation des Cortès aux affaires publiques ,^our laquelle ces princes ne se montrèrent jamais disposés,, et dont Userait cependant injuste de leur

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