‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 37 sur 113 · CHAPITRE V ADDITIONNEL. qq · texte numérisé non relu

CHAPITRE V ADDITIONNEL. qq

les entraves qui naissent souvent de l’exécution des projets les plus midces, l’Espagne vit s’élever dans son sein un grand nombre d’écoles très utiles et d’assemblées littéraires, auxquelles on put confier avec sûreté, soit l’examen , soit l’exécution de plusieurs mesures essentielles relatives aux progrès de l’agriculture, des arts industriels, du commerce et de la police intérieure.’

La classe la plus Influente, par la nature de ses fonctions ainsi que par ses richesses, était le clergé, qui, d ailleurs, avait une supériorité relative de lumières sur les autres classes de la société; car, quoique les études des universités ne fus.sent point faites pour éclairer les esprits de ceux qui se destinaient aux dignités ^de l’Église, il arrivait souvent que le jargmi barbare des écoles, nécessaire pour entrer dans eette carrière la plus considérée de toutes eu Espagne, une fois qu’on y était parvenu, était abandonné pour des lectures plus capables de nourrir l’esprit et pour . des études d’une utilité réelle. Ce fut dans le clergé que les sociétés economiques trouvèrent plus d’individus propres à diriger leufs travaux bienfaisans par des largesses qui coûtent si peu à la charité clirétienne; leur bienflii.sance , et leur instruction', offraient ainsi d’excellentesressources pour l’organisation de ces instituts.

C étaient eux qui remplissaient les fonctions les plus importantes , soit de directeur, soit de cen-

loo Charles iii.

seür, et qui e'tàient, pour ainsi dire, l’ànie de

ces associations.

La noblesse, toujours^ animée de sentimens généi;eux , comptait aussi un certain nombre d’hommes instruits qui secondaient de tout leur zèle les mêmes vues. Ellè contribuait égalenlent par ses dons au maintien de ces corporations.

Les commerçons , les propriétaires , tout ce qui avak un titre à la considération pubUque était appelé à en faire partie. Ainsi les membres les plus distingués de la société civile composaient ces assemWées.

La société Bascongade ayant servi .de modèle à celles qui furent formées après dans tout le royaume, nous devons remonter à l’époque de «a création. . ' •

Dans les provinces de- Biscaye, Alava at Guipuzcoa, les nobles et les personnes les plu^'inarquantes avaient, depuis long-temps, l’usage de se réunir poui* des fêtes et des réjouissances j plus tard on eut le bon esprit de s’assembler pour traiter de quelques matières scientifiques ou relatives aux arts. Vers l’année 1^4^, on y voyait déjà une académie composée de gentilshommes €t d’ecclésiastiques adonnés à l’étude. Ses réglemens fixaient le lieu , l’heure èt l’objet de leur réunion. On s’y occupait le lundi d«s mathéma'tiques , le mardi de ht physique , mercredi d’his^ toire et de quelques traductions faites par les

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