‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 66 sur 113 · CHAPITRE IX .ADDITWNNÇL. ' iSCf · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX .ADDITWNNÇL. ' iSCf

fut établi, telles que celles de Saint-Ferdinand, de Segovie, d’Ocana, de Verg»a, de Bai’celonne, de Cadix et du Ferrol. ■ '

Pour ce qui regarde la physique , la cbiioûe et l’histoire naturelle ,' des professeurs habiles enseignaient ces sciences avec 'succès à Cadix, 'à Valence et à Vergara, ainsi que dans plusieurs autres villes. Don Casimir Ortéga , savant connu en Europe, et membre de plusieurs Académies, écrivit de savantes dissertations sur la chimie et la botanique.

Salvador , un des meilleurs naturalistes . et botanistes , au' jugement de Tournefort et de Boërhave, a' laissé un cabinet précieux d’histoire naturelle, enrichi d’un lierbier des plus complets.

Linné, qui connaissait le mérite de plusieurs Espagnols , les a immortalisés. dans un, de ses ou-, vrages, en donnant leursnomsà diOerens genres de plantes , tels que Qiieria , Minuarlia , Feletia, Qrtegia y Salvadora, Monarda, Ovieda, Barnadegia, Mutisia, Castilleja, etCi^. etc.

La Flora Espanola de Quer, augmentée' par don Casimir Ortega , est 'un ouvrage du plus grand mérite. D’excellens disciples sont sortis de l’école de ce dernier., ainsi que des cours, pu- ' hlics de don Antoine Palau , autre professeur du Jardin royal. Quelques uns ont voyagé dans.

l’Amérique septentrionale et méridiQuale par ordre du roi , pour rassembler les riche.sses de

ces vastes possessions-: d’autres botanistes ont parcouru l’Es;^gne , 'et ont fait égalément tonnaitre auk étrangers les trésors qui leur étaient inconnus.’ ’

Don .loseph-Célestin Mutis , chanoine d’Amérique, qiii connaissait très bien ce pays , écrivit l’histoire des palmiers.' ‘ )

Don Ignace d’Asso a publié la Flora Àragonesa,>el il préparait ùn autre outrage sur lés dehx autres règnes de la nature;

Le professeur Ëarnades, mort en 1771, a laissé Un ouvrage très intéressant , qn’on se proposait de.publier sous le nom de Specinten Jloræ HUp’OXÙcœ. On y trouvera , la description- de deux mille plantes d’^kpagne, leurs noms vulgaires, leur' usage économique , et les pays où elles croissent, pans ces deux mille plantes il y 'èn a tirois cènte entièrerhenH inconnues jusqu’ici ; un grand nombre d’autres décrites pour la première fois 7 et plusieurs placées dans leurs vraies classes , d’où , Linné , qui ne les avait'pas examiriées dans leur patrie, avait cru devoir les ôter. (')

V ('V.Comme, iptroduction jt^-cetouVrage^, Baniades pv- .bHa^ Madrid en 176)7 ,• ses Principes de Botanique , tirés dès’ ouvrages des meilleurs écrivains ; en cinq préludes : i”. Sur la botanique' en général ; 2”. Des plantes et de leurs ’ divisions; 3 *. Obsérvatioiis générales sur les plantes ; 4 °- D** parties des plalites en particulier ; 5 *. Sur l’aspect des plantes sur leur fades.

CHA,l>ltKK ’lJC'ADDmONNEL. • I'9‘

, ' Pod '•An^oïn& {*alau. >pubka en 'espagnol la PhihsQphie bçtamqiie Plus tard , il la'

traduisit en. entier, ei^Kêiifichissant-de nouvelles décoHyeHes , èt en y corrigeant les erreurs *dans lesquelles Linné dut tomb^pàr les raisons çon-r 'nués des pianistes, rt-v

«DIibA. Jeandgqacéde Molina enrichit ég^ement la'botâni^iie d’une description très dé^ttlée de seize genres nûu¥eauxv et d’une grand,e quantité d’espèees qu’il a réconnnes au Chili ^ U s’est particulièrement attaché aux plates utiles aux arts, à la médecine et à'I’.économie domestique. ' >

. Jardin £btanique , et Cabinet d' Histoire Naturelle de \ . , ' Madrid. • /

Pour avancer le progrès des sciences,- Char-;les in, leur protecteur éclairé, créa le jardin appelé BoiàniqueK •. Avant l’arrivée ' de ce monarque, ou ne -connaissait en -Espagne aucun ouvrage écrit avec méthode sur cette science-i le seul jardin qui existât était plutôt un el^et de curiosité’ que d’enseignement. Bientôt après son arrivée, Quer- publia la : /7ore espagnole. .On plaça le jardin ailleurs, et leà'planteè y furent classées avec plus d’ordre et d’intelligence . On y établit deux chaires : ôn créa des prix pour les. élèves les plus distingués. A Cadix, à'Pâmpelfme, on forma aussi des jardins botaniques : des ordres furent communiqués pdur eu établir à JBai<ce-

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lonne ét à Saragosse. On connaît la Flofe péruvienne, ouvrage -qui honore et lé gouvernertient espagnol qui protégea l’eicpedition,' et les savahs qui firent cétte précieuse collection. D’autres travauxexistent, de RuizetPavon, dans l’Amérique méridionale ainsi que' de Mutis , célébré par Linné lui-même comme un excellent naturaliste pour ‘les plantes de l’Amérique septentrionale. Plusieurs ouvrages ont été imprimés par ordre du gouvernement, notamment les -maBuscrits originaux de Hernandez , premier médecin- de Philippe II, sur VJfisioire naturelle de la Nouvelle-Espagne. A^ l’exemple du gouvernement,

. la .compagnie royale des Philippines a envoyé dans ees îles, à ses propres frais, Cuellar, élève du jardin royal botanique de Madrid”, pour faire des recherches et recueiUir les richesses de' l’histoire naturelle de l’Orient; enfin, une foule de personnes se sont adonnées à Kétude de la botanique. . , •

Un autre établissement que l’Espagne doit à Charles III, est celui du cabinet royal d’histoire naturelle de Madrid. ‘ .

• M. Davila, natif de Guayaquil, dans le royaume du Pérou , avait la passion de ,1’étude de l’histoire naturelleV ayant fixé sa résidence à Paris, il paryinf à réunir, au bout de vingt ans, une foule, d’objets, très intéressans. Son cabinet devint Un des plus précieux et des plus considé-

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