‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 68 sur 113 · CHAPITRE IX ADDITIONNEL. IQQ · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX ADDITIONNEL. IQQ

poq'ue de SiguenzR ; tous l6,s travaux géodésiquçs et astronomiques de ce savant iid'atigaDle portent le caractère de la plus grande précision. Il accompagna Galvez, av.mt que ce dernier fût nommé ministre , dans le voyage qu’il fit dans la partie septentrionale de la Nouvelle-Espagne. I.orsque ce dernier la parcourait comme visitador (commissaire roj^l pour prendre des informations sur l’état des colonies), envoyé en mission dans la Californie, il profita* de la beauté du ciel de cette péninsule pour y faire uri grand nombre d’observations ,as^onomiques. 11 y observa le premier que dans toutes les cartes , depuis des siècles, par une énorme erreur de longitude,^ cette partie du nouveau contiUent avait été marquée de plusieurs degrés plus à l’ouest qu’elle ne l’est effoctivement. ‘ Lor^uç l’abbé Chappe, plus célèbre par son courage et par. son dévQÙment que par l’exactitude de ^on travail, arriva en (Jalifornie, Velâzquez y avait déjà un observatoire à Sainte-Anpe, construit en planches de Mimosa, et apju-it à l’kbbé que l’éclipse de lune du i8juin 1 76g serait visible en Californie. Le géomètre franchis, quj doutàitide cette assertion, eut bientôt l’occasion de s’en convaincre, lorsque l’éclipse eut lieu. Velâzquez lui seul fit ..une trèsEonne observation du passage de Vénus sur le disque du soleil le 3 juin 1769. 11 en communiqua le résultat, le lendemain même du pas-

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sage, à l’aU)é Ch^pe et aux astronomes, espa^ gnols don Vincente Doz et don Salvador de Médina. *‘Le voyageur français fut surpris de l’harmonie que présenta l’observation de Velâzquez avec la sienne. .11 s’étonna sans doute de rencoptrer. en Californie un Mexicain qui, sans appartenir à* aucune académie et sans être jamais sorti de la Nouvelle-Espagne ,*feisait autant ^ à Jui seul que les académiciens. En 177 5 , Velazexécuta le grand travail géodésique dont nous avons déjà donné quelques résultats dans ' .l’analyse dé X Atlas mexicain. Le service le plus essentiel que cet homme infatigable a rendu à sa patrie, c’est l’établissement du tri|)unal et de l’école des mines , dont il présenta les projets à la cour. Il Bnitsa carrière laborieuse le6 mars 1 786, ’

dans la place > de premier directepr général du* Tribunal de Mineria, en jouissant d« titre d’j^/- ^ càlde de Carte honorario. . • . .

c( Gama était l’ami de Velâzquez; méconnu, négbgé pendant sa vie, il a été, ainsi que d’autres hommes célèbres, loué', prôné après sa -mort. Il était très instruit .dans l’astronomie : il publia plusieurs mémoires sùr des éclipses de lune, syr les satellites de Jupiter, sur l’almanach des anciens Mexicains et sur le climat dé la Nouvelle-

Espagne ; raémoirçs qui annoncent tous une grande justesse d’idées et de la précision dans- les observations, w --y ^ 'i- *

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