‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 69 sur 113 · CHAPITRE IX ADDITIONNEL. :?’OI · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX ADDITIONNEL. :?’OI

On fit aussi sous Charles 111 dë nombreuses expéditions" maritimes sur les côtes • du •^raiid Océan ; on peut les lire dans l’Æ'^jài sur la Nouvelle-Espagne de M. de Humboldt, tome 11, page 463. « Célles surtout qui méritent le nom à! expéditions pour des découvertes furent commandées, dit ce savant voyageur, par des officiers dont les travaux annoncent des connaissances étendues dans l’astronomie nautique.,! .es noms d’Alexandre de Malaspina , de Galiano , d’Espinosa, Valdès, Vernaci, tiendront à jamais une place honorable sur la .fiSte des navigateurs instruits et intrépides auxquels nous devons des notions exactes sur la côte nord-ouest du nouveau continent. Si leurs prédéc*esseurs' n’ont pu donner la même perfection à le'urs opérations, c’est que, partant des ports de Saii-Blas et de Monterey,' ils se sont trouvés dépourvus d’instrumens et ^’âûfres moyens que fournit L’Europe ciiÿlisée. » '

Sciences historiques. ' • ’

Indépendamment dés pères Sarmiénto et Flo^ rez, Mayans , Burriel et Bayer, dont nous , avons parlé dans le chapitre additionnel au règne de Ferdinand VI, plusieurs saVans.la^rieux s’adonnèrent avec zèle aux recherches historiques. Les pères Mohedano, de l’ordre des Cordeliers, pu-, blièrent plusieurs volumes süvV H istoire littéraire

■ . OHAHr.ES III.

aI Espagne , depuis les temps les plus reculés jusjours; don Francisco Cerdày Rico composa un grand nombre d’ouvrages^et de chroniqiies sur 1 Histoire de Ut Péninsule. ; Marin soccupa.de \ Histoire de la MiUce espagnole; Campomanes de celle des Templiers i IJaguno publia Xcsdfironiiiues des rois et Espagne; Viera, 1 Ilistoiie des Canaries; Capmani, plusieurs Mémoires sur la marine, le commerce et les arts de l’ancienne viUe de Barcelonne ; l.ampillas, l’AV- ■ siii apologétique de la Littérature espagnole; Muuoz, VHisloUe d’Amérique; Mâsdeu, \ Histoire critique d Espagne; Andrès, VOiigineetle. Progrès "de la Littérature; don Juan d’Iriarle donna les Hanüscrits Çasiri, sa Ifiblioiheca arabico-

bLpaïui- Escurialensis ; le père Andrès Merino, l’ouvrage sur les Alphajyets, avec des planches qui en représentent jusqu^a cent; le père Risco, la continuation de V Espagne sacrée, de Flore'^ etc., etc. On regrette, il est vrai , dans la plupart des travaux historiques ci-dessus énoncés cette alliance de l.t vérité ej delà philosophie; sans laquelle les leçons de l'histoire sont peu profitables ; mais il ne faut pas oublier que ces hommes laborieux écrivaient en présence de l’ombrageuse inquisition , et qu’ils écartaient avec soiil de '‘leurs écrits tout ce qui aurait pu les compromettre avec cet odieux tribunal : en revanche on remarque que tous leurs écrits sonbplbs OU moins

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