CHAPITRE IX ADPmONREL
empreints d’amour delà pairie, sentiment qui, par un bonheur singulier, s’était conservé dans toute sa force chez les Espagnols , malgré l’ignorance et la servilité que le machiavélisme des gouvememens était parvenu à ibtroduire parmi eux au dix-septième siècle.
Législation.
Le gouvernement désirant opérer une réforme dans la législation criminelle, le ministre Roda chargea de l’ennien de cette affaire importante le Conseil de Castille. Les discussions qui. y furent agitéés dpnnèrent au .conseiller Lardizabal l’occasion de faire paraître \e Discours sur les peines établies par les lois criminelles de F Espà~ gne , écrit dans le but de rendre leur réfomie facile, ouvrage jpemarquable dans lequel on invoque souvent les principes de la raison et les sentimens de la philanthropie. La nature des peines, leur, origine, la facilite' .pour l’p.ütorité suprême de les établir et de les réformer, les circonstances où elles peuvent être utiles, leur objet, leur but, les pro- . portions entre les peines et les délits, enfin,, les divere genres de peines , telles sonJL les questions qu’on 'y examine avec soin. • '
Divers ouvrages importans en matière de législation nationale furent publics par les savans Aso et Rodriguez, dont nous citerons les irislitutioifs du Droit civil de CtistilL , qui furent très bien
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accueilliesdu public, et dontona f’aitplusieurs éditions, ainsi que le Fuero viejo de Castille', ancien code ainsi appelé , qu’ils coin parèrent avec d’autres ^ codes manuscrits. Ces travaux ne les empêchèrent pas de publier un grand nombre d’autres ouvragesi Rodriguez se proposait d’écrire Y Histoire de la législation civile d’Espagne, il en avait même fini la première partie jusqu’au temps des Gotbs; mais, parvenu à cette époque, il s’arrêta devant des obstacles qui lui parurent insurmontables. En effet, sentant la nécessité d’exa- 'miner les vices des' codes actuels, et de mon- ^ trer l’absurdité de plusieurs lois, ainsi que les ^ erre'mens des gouvernemens divers qui s’étaient succédés, il ne crut pas jouir d’assez de liberté pour entamer des discussions aussi graves*
Économie publique.
Pour ce qui concerne la science économique, plusieurs écrits avertissaient le' gouvernement de la nécessité de revenir à un système mieux entendu d’administration, et de lever les obstacles qui s’opposaient à l’accroissement de la richesse nationale : nous citerons, entre autres, le Projecto economico de Ward. Mais ce furent surtout les vues économiques du cdèbre comte de Campomanes qui contribuèrent principalement à éclairer l’administration , et qui la détermi-