CHAPITRE IX ADHlTIOrnVEL
contemporains. Il fit réimprimer, pour les y joindre, ceux de Francisco Martinez de la Mata, etd’Osorio, contenant tous deux quelques notions assez exactes sur l’industrie de l’Espagne, soit dans. les. temps anciens, soit àTépoque où ;
ils écrivaient. L’ouvrage consiste en quatre volumes dans lesquels Campomanes a parsemé ‘ ; .
tant de notes historiques instructives, qu’il peut être considéré comme un excellent cours d’économie appliqué à la Péninsule espagnole.
Le lecteur remarquera que la biographie de cet illustre jurisconsulte espagnol renferme la partie la plus brillante de l’administration du règne de- Charles III, dont il fut l’âme et le directeur dans les • ,
conseils pour le' régime intérieur. Le commerce libre avec l’Amérique, la réhabilitation d’autres , -
ports que celui de Cadix pour ce commerce , le nouveau tarif des douanes , l’affranchissement de plusieurs matières premières , les nouvelles im- . positions sur certains articles de fabrication étrangère, la défense absolue de quelques produits et ^ de quelques étoffes, la création des sociétés économiques ; toutes ces mesures, importantes, et ^
beaucoup d’autres encore, furent dites a la publication des écrits lumineux de Gamponlanes.
I/esprit de .ses ouvrages a paru servir de bous- • ,
.sole à l’administration pour y conformer ,ses opé- • ..
rations économiques.
Pour bien apprécier les connaissanues pro-
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fondes de Campomaries en agriculture, en lëgis- > lation et en ecQnomîe rurale, on n’a qu’à lire les divers rapports présentés par lui au conseil sur le? privilèges odieux de la corporation des propriétaire*s de troupeaux, connue sous le nom de la Mesta ; ils ont singulièrement contribué à répandre une défaveur marquée sur cette association de pasteürs, dont le monopole ôtait aux propriétés territoriales la première de leurs prérogatives. Jovellanos, qui a marché avec honneur dans la carrière de l’économie publique ouverte par son maître et son ami, a jeté. encore un nouveau jour sur cette matière, ainsi que sur les inconvéniens de la main-morte civile et ecclésiastique'; sur les mauvaises lois suivies dans le commerce jntérieur, et sur une foule d’autres questions qu’il a su .approfondir avec, toute la sagacité de son talent J ainsi qu’avec tou té la sa- - gesse et la' maturité âe son esprit. (*)
(') Nous nous so*mnies .borné à considérer ici le comte de Campomanes comme économiste ; l’Europe connaît aiissi son mérite éminent.comme jurisconsulte et comme homme 'd’État : ée ma’gistrat fiit chargé des plus, hantes et.des'jplns importantes afïaires, .pendant qu’il exerça successivement les fonction^ dé fiscal, de conseiller et. de président du Çon- .M^l de Castille. Si on le considéré sous le rapport de la littérature, il ést enéore un dès plus instruits des Espagnols au dix-huitième siècle, possédant d'immenses c6nnaîssances dans les tangues, Fhistoire , les antiquités , .enfin dans presque tous les genres d’érudition. ..