‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 85 sur 113 · CHAPITRE IX- ADDITIONKEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX- ADDITIONKEL

dans- le cours de cet ouvrage, les causes- qui l’avaient préparé, el les diverses mesures aux- ' quelles on eut recours pour l’accomplir. Jetons ici un coup d’œil rapide sur celles dont l’action dut principalement contribuer à faire obtenir un si heureux résultat. <

X i". Rien n’est désespéré chez un peuple, de tout temps brave, courageux et ardemment .

• passionné pour la gloire ; les plus grands malheurs ne peuvent l’accabler. Tant que le soüvenir des exploits glorieux et des hautes vertus de ses ancêtres vivra dans son cœur, l’étincelle. divine du patriotisme n’y sera jamais étouffée. Ce peuple se relevera; il reparaîtra avec une ardeur nouvelle , soit dans les combats, soi tx dans la carrière des«ciences et des arts, dès qu’il s’y trouvera rappelé par la voix de l’honnfcur. Le courage et la vaillance des Espagnols paraissaient sommeiller avant l’avénement de Philippo V. À la. voix de ce prince ils se réveillent et enfantent ’ des prodiges aussitôt qu’il ç’agit de soutenir le monarque de leur choix, contre les éffotjts de ^ éhnemis. Aucun sacrifice ne coûte dans cette occasion a la loyauté chevaleresque des Espagnols, vertu caractéristique qui les a rendus si célèbres dans l’histoire des peuples modernes. Sous Ferdinand VI , prince éminemment pacifique, ils entourent son trône,. ils ’se livrent aux travaux de la paix; ils offrent l’hoirtmagC dé leur .VI. ‘ i6^ • ■

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reconnaiss.iiice* a un goiivernumenl sfige, ver-i’ tiieux, économe , dont le but principal est la conservation de l'iionneur et de l’indépendance de la nation, et qui a b prudence de ne pas s’enj»ajrer dans des querelles où d’autres Ktats voulaient rentraîner. Sous Charles, 111 „ ils se voient mallieurcusement lancés dans des combats sans but réel, o<i pour mieux dire, opposés à leurs véritables intérêts,- mais ils y figurent, et sur terre et'SÙr mer, dans une attitude de force et de pouvoir qui convient à un grand peuple^ Quant aux réformes utiles qui signalèrent je règne, de ce. prince, ses sujets- les adoptèrent avec emprt-ssement, et ils enU-èrent avec ardeur dans les vues bienfaisantes de son gouvernement éclairé.

2 ’’. Ij’ histoire se plait à honorer léJbou venir des vertus qui ont distingué les trois princes e.spagnols de la 'maison de Bourbon, que nous venons de nommer. Iæ peuple grand et généreux sur lequel ils Ont régné, leur doit la plus viA'e reconnaissance pour l’attachement sincère qir’ils.lui ont porté. Ils ont manqué peut-être des qualités qu’on appelle brillantes; ils n’ont pas sans doute été doués de toute la capacité et de toutes les lumières qu’il leur eût fallu pour conduire le peuple espagnol vers les hantes destinées auxquelles il est appelé, en raison des qualités générales qui le distinguent ; mais il est juste de convenir que'ces trois princes ont sincèrement

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