‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 86 sur 113 · CHAPITRE IX ADDITIONNEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX ADDITIONNEL

désiré le bîên-être, de leurs sujets , et qu*ils ont constamment agi à leur égard avec les intentions les plus honorables et les plus patriotiques. Partout où ils ont pu voir un accroissement de puis-' sànce, de gloire et de bonheur pour les Espagnols , ils n’ont rien négligé pour le leur procurer. Manquaient-ils de connaissances positives pour atteindre ce but louable, avec quelle franchise n’ont-ils pas suivi les conseils des ministres éclairés qui leur suggéraieni les meilleures mesures k prendre pour le bonheur de leur peuple! Orri , Alberoni , . Riperda , Patino , Macanaz , Cam’pillo, sous .Philippe V ; le marquis de là Ensenada et Carvajal, sous Ferdinand VI ; Roda , lé comte d’Arauda, Gimpomanes'et Florida- Blanca, sous Charles III, ont pu donner libre carrière à leur zèle et à leur patriotisme. Ils ont pu entreprendre des réformes utiles , assurés de trouver daps chacun de ees monarques les meib leures dispositions pour tout ce qui pouvait contribuer'à la plus grande prospérité de leurs sujets. Par malheur, ni les monarques, ni les ministres choisis par eux, n’étaient a$sez pu jssans pour détruire complètement les abus, pour combattre' avec succès les préjugés et les funestes institutions qui s’opposaient à l’entière félicité, et à la plus grande civilisation de l’Espàgne. Sacbons^leur gré, du moins du bien qu’ils ont fait, et tenons-leur compte des. obstacles que

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d’andenBeserreiurs , trop enracinëes dans les esprits, ont dû constamment leur opposer. Ce d’est , pas tout que de connaître en quoi consistent les abus et de vouloir y porter remède , il. faut encore en avoir les moyens; or, ceiftc qui ont étiî'dié avec attention l’histoire,, savent tout ce qu’il faut de sagesse fet de ménagement aux hommes d’état en présence de vieux préjugés, lorsque des intérêts puissàns les secondent et les soutiennent.

Quant aux institutions politiques dont les Espagnols avaient joui pendant un grand nombre de siècles, nous avons déjà eu occasion de faire remarquer qu’il faudra reprocher, plus peut-être aux peuples de la Péninsule d’avoir perdu le sentiment de leur liberté civile," qu’aux monarques de la dynastie de Bourbon de n’avoir pas rétabli les institutions qui la favorisent. Ea perte de nos libertés avait eu lieu sous les princes de la dynastie autrichienne ; ce pénible .sacrifice ayant été graduellement imposé à nos ancêtres, ils furent assez faibles poury con.sentir. Lors de l’avénement des Bourbons , les Cortès étaient depuis long-temps tombée^ en désuétude. Qu’il nous soit permis de répéter ici ce que nous avons dit à ce sujet dans le chapitre additionnel du règne de Philippe : « Le souverain Créateur, en accordant 'ses bienfaits aux hommes (et, certes,’ celui de la bberté civile eft est un des plus précieux), à imposé aux peuples, comme à chaque individu, l’obli-

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