CHAPITRE XIV
Un jour, Maurice assista à un service funèbre qui avait lieu dans une petite église située dans la calle Montera-Real. A gauche , sous le portail , on lit cette inscription : « À la mémoire des Espagnols morts dans la journée du 2 mai 1 808. »
En sortant de l'église , un EspagnolVaconta à Maurice l'histoire de la première résistance de sa nation contre les Français.
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DAOÏZ ET VELÀRDK. I I C)
Lorsque Napoléon obtint le passage de ses troupes sur le territoire espagnol pour aller a Lisbonne , le faible Charles IV vit ou feignit de voir en lui un fidèle allié , soit aveuglement de ce souverain , soit véritable confiance dans les
par la promesse d'un trône que Ton aurait formé pour lui d'une province démembrée du Portugal ( note i ) , soit qu'il sentit son impuissance de résister à celui devant lequel avaient fléchi les puissans monarques du Nord. Des lors , rien ne fut épargné de soins et d'attentions pour que les Espagnols traitassent en ainis ces soldats qui devaient, peu de temps après, leur imposer un joug si dur et si humiliant. Il faudrait des volumes pour raconter les motifs de la juste animosité des Espagnols contre le favori , les circonstances qui décidèrent Charles IV a abdiquer en faveur de Ferdinand VII , la révocation de cette abdication , les pièges tendus au jeune roi , l'arrivée du vieux roi à Bayonne , les scènes déplorables qui désunirent la famille royale; et