‹ L'Espagne. Souvenirs de 1823 et de 1833. Par M. Adolphe de BourgoingChapitre 53 sur 58 · MARIE— CHRISTINE · texte numérisé non relu

MARIE— CHRISTINE

nez parfaitement fait, une bouche constamment gracieuse , et des cheveux noirs comme le jais.

Un jour, un soldat de la garde avait commis un crime qui encourait la peine de mort. Quelques antécédens intéressaient en faveur de cet homme. Le corps d'officiers adressa une requête au ministre de la guerre, le marquis de Zambrano, qui fut inexorable. La sentence allait être exécutée ; le malheureux devait être fusillé dans la matinée , et déjà les soldats de son régiraient parcouraieut les rues, une sonnette à la main , demandant de porte en porte une légère aumône , afin de faire dire des messes pour le repos de l'âme du condamné , lorsque les officiers refusés par le ministre s'adressèrent a la reine. La grâce fut immédiatement accordée, et le pauvre soldat délivré de la peine de mort par l'intercession puissante de Marie-Christine. La nouvelle s'en répandit dans Madrid* et le peuple s'écria que la reine était aussi bonne qu'elle était belle! Marie-Christine devint populaire ; des acclamations unanimes l'accueillirent lorsqu'elle

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