I ' ■ ' ' " I I II
Tesclavage était dans toute sa vigueur dans les colonies d'Amérique, l'exploitation du travail des nègres était une source féconde de gros produits.
Les villes les plus florissantes de l'Espagne doivent une grande partie de leur prospérité aux capitaux amassés en Amérique pair ce moyen et importés ensuite à la Péninsule.
La partie nouvelle de la ville de Barcelonej de laquelle ses habitants se vantent avec fierté, est en presque totalité due aux Indiens et Américains qui, pendant la guerre de Cuba et la grande crise qui fut sa conséquence, réalisèrent des fortunes et vinrent s'établir parmi nous.
Quand on parcourt les larges et longues voies, batties seulement à moitié, de la Barcelone nouvelle, on peut admirer les constructions fastueuses et élégantes qui les bordent; eh bien ! sur dix de ces maisons, il n'y en a peut-être pas une dont le propriétaire se soit enrichi dans le pays, par le commerce laborieux ou l'industrie. Les « nababs », retour d'Amérique, et quelques parvenus de la Bourse
constituent la grande majorité, ou mieux encore, la presque totalité des possesseurs de ces somptueux immeubles.
Après ces grandes fortunes ayant pour base les affaires avec l'État et celles moins considérables réalisées aux colonies, nous en voyons apparaître de plus réduites dues au jeu de la Bourse. Ces fortunes-là, il est vrai,sont aussi peu constantes que les flots de la mer, aussi peu fixes que les sables de ses plages.
Comme tous les joueurs, les boursicotiers de notre pays, pendant le cours d'un même trimestre, peuvent passer de la misère à Topulence, pour recommencer cette fluctuation magique le trimestre suivant.
La Bourse, en effet, est devenue une des notes caractéristiques de notre état social.
Une anecdote à laquelle fut mêlé Tauteur de ces lignes pourra donner une idée plus précise de son organisation.
Pendant cette époque fiévreuse de fureur boursatile qui s'empara de toute TEurope financière il y a cinq ou six ans, la Bourse espagnole, ne voulant pas rester en arrière, s'agita
de telle sorte qu'elle dépassa toutes les autres dans cette orgie de millions qui grisait toutes les têtes et qui hanta le cerveau du plus grand nombre pendant quelques mois.
A Madrid, à Barcelone et dans les autres grandes villes de l'Espagne, il se forma des douzaines de Sociétés et Compagnies à capital fantastique, dont le total apparent aurait pu couvrir, et au delà, l'indemnité de guerre payée à l'Allemagne par la France, après la dernière guerre.
Une seule de ces Sociétés créées à Barcelone et à Madrid avait un capital nominal supérieur de quelques millions de francs à celui de la Banque de France, à celui de la Banque d'Angleterre ; et alors messieurs les boursiers, boursoufflés de vanité, ne se contentant plus du palais — splendide pourtant — dont ils disposaient, en voulurent un spécial; et ils se firent construire un luxueux édifice pour y tenir la petite Bourse, en le dotant de toutes les superfluités du goût le plus raflSné.
Or, un jour — et c'est l'anecdote annoncée — mû par un simple sentiment de curiosité,
nous nous dirigeâmes vers le nouveau palais pour le visiter.
Le président de la Société qui le possède eut Tamabilité de nous accompagner, et, après nous avoir fait parcourir le grand salon d^affaires, la non moins grande salle de liquidations et le coquet cabinet réservé pour les séances du Comité, il nous introduisit dans une vaste pièce destinée aux jeux de cartes et de société, et nous fûmes fort surpris de voir que toutes les tables préparées étaient inoccupées.
. Nous adressant alors à notre cicérone, nous lui demandâmes si, parmi ces messieurs, il n'y avait pas d'amateurs du jeu de tresillo.
— Il y en a, et en grand nombre, — nous répondit tout naturellement Finterpellé ; mais, ajouta-t-il en souriant, on ne joue pas, parce . que généralement les parties ne peuvent pas se soutenir jusqu'au bout. On commence par jouer fort, et bientôt les moyens des joueurs font défaut. v
— Et qu'entendez-vous par jouer fort? — interrogeâmes-nous.
— Ils jouent à vingt-cinq centimes, même à cinquante centimes le point.
— -C'est-à-dire, — fîmes-nous en l'interrompant, que pendant le cours d'une partie ordinaire, on peut arriver à perdre cinquante, cent et jusqu'à cent cinquante francs.
— C'est évident 1 et vous comprendrez le motif pour lequel ces tables sont désertes.
En entendant cela, nous ne pûmes retenir un bruyant éclat de rire qui troubla quelque peu notre interlocuteur, car il se rendit compte de notre pensée et de la situation dans laquelle il s'était placé.
— C'est-à-dire, fîmes-nous enfin sans y prendre garde et en manière d'épilogue, que ceux-là qui, dans le grand salon, en paroles, jouent délibérément des millions nominaux, ne disposent pas de la misérable somme nécessaire pour jouer ici une centaine de francs en réalité! Ceci, cher monsieur, nous donne la synthèse de votre Bourse !
Telle est, en effet, la Bourse en notre pays. Non seulement elle est, comme partout ailleurs, un jeu, mais elle ne semble reposer
sur rien, car les données, les éléments de ce jeu sont, pour la plupart, imaginaires. Notre mouvement boursatile est, en apparence, d'une importance fantastique : des millions et des millions par jour; parfois il surpasse celui des Bourses de Londres et de Paris; tandis que, réellement, cela se réduit à bien peu de chose.
Nombre de gens qui journellement manient des millions — en chiffres — au bout de bien des années de ces opérations chimériques n'ont jamais vu seulement un seul titre, une seule feuille de papier représentant ces valeurs sur lesquelles ils jouent.
Pour favoriser cette comédie financière, à notre Bourse de Barcelone, qui, avec celle de Madrid, est la plus importante d'Espagne, on n'attend pas la fin du mois pour faire les liquidations : on les fait quotidiennement au jour le jour, et, par ce moyen, le pauvre diable qui ne dispose que de quelques écus peut se donner l'illusion de vendre et d'acheter des millions.
En outre, et dans ce même but de favoriser le manège, lorsqu'une baisse subite se mani-
feste, afin d'empêcher une banqueroute générale des joueurs, le comité directif use d'un moyen des plus simples : il tranche radicalement la difficulté probable en ordonnant, par un arrêté, la fermeture du local et en fixant un type supérieur au type réel pour la liquidation des opérations. Celles-ci se liquident aussi bien que possible. L'éclipsé de différenciers débiteurs n'est point totale, et la faillite ne prend pas un caractère général; puis le temps passe, la machine se remet en mouvement et le jeu continue aussi régulièrement que précédemment.
Notre Bourse, on le voit, est aussi originale que le reste de nos institutions. Mais, malgré — ou peut-être à cause — de son originalité, elle est un grand fléau pour le progrès de notre travail et de nos industries.
Les facilités accordées aux joueurs, exploitées habilement par les meneurs de la farce, sont une tentation constante et perfide.
Le pauvre bourgeois qui, à force d'économie et de labeur constant, est parvenu à réaliser une épargne de quelques centaines ou de quel-
ques milliers de francs, est vite découvert, sollicité et harcelé par ces meneurs toujours en éveil et à Taffût de la proie naïve, et il est bien difficile qu'il puisse se soustraire à Fattrait fascinateur des promesses dorées qui lui sont faites. On lui fait un tableau troublant des facilités de devenir riche promptement; on lui cite les quelques heureux qu'une chance insolente a favorisés; mais on se garde bien de lui parler des innombrables infortunés que le sort a ruinés; et, s'il se laisse aller, s'il consent à essayer la veine, il est perdu : ses épargnes peuvent être aussitôt considérées comme devenues la propriété des tentateurs.
Grâce en grande partie à cette organisation de notre Bourse, notre agriculture est expirante, et notre industrie mène une vie languissante et maladive.
Le peu de capital qu'il y a dans le pays, au lieu d'aller alimenter des entreprises solides et fécondes, — mais qui ne produisent qu'un intérêt modeste, — va se jeter vers ces opérations malsaines aux résultats scintillants mais fictifs.
Les capitalistes n'ignorent souvent pas que ces exploitations d'agio ne sont pas sérieuses ; mais chacun d'eux espère qu'il pourra tirer son épingle du jeu, qu'il ne sera pas le dernier accroché et qu'il aura le temps de cargar el muerto a otro.
D'ailleurs, pour ceux qui désirent rencontrer plus de solidité présente, il y a la ressource de se renter sur le papier de l'État.
Ils perçoivent des intérêts de 7 ou 8 pour 100; et comme ils savent que nos gouvernants sont disposés à sacrifier aux intérêts de la Bourse et des rentiers de l'État toutes les ressources de la nation, ils dédaignent les entreprises sérieuses industrielles ou agricoles, et ils s'en éloignent comme de la peste.
Après tout ce que nous venons de dire, on ne doutera pas que le commerce de bonne foi et l'industrie sont, dans notre pays, les moyens le§ moins sûrs et les plus indirects pour arriver à la richesse.
Les fortunes les plus importantes gagnées de cette façon honnête et rationnelle, sont bien au-dessous de celles amassées par les
260 l'bspagnb telle qu'elle est
contrats avec l'État^ à Taide du tripotage, par Texploitation de Tesclavage ou par Fag-io.
Les plus grandes manufactures cotonnières de la Catalogne, c'est-à-dire les plus grandes de l'Espagne, ne dépassent pas cinquante mille broches; elles appartiennent ordinairement à des compagnies, et une fabriqpie de cette importance ne suppose pas un capital supérieur à.quatre ou cinq millions de francs. Et les quelques rares industriels qui sont arrivés à posséder un tel capital, restent bien en arrière des richissimes tripoteurs, exploiteurs, agioteurs et farceurs dont nous avons parlé plus haut.
Nous avons dit que l'industrie mène en Espagne une vie languissante et maladive.
Pour le démontrer, il n'y a qu'à fixer ses regards sur les branches principales.
L'industrie minière, c'est-à-dire la source d'une des richesses naturelles les plus solides de l'Espagne, est, en grande partie, en des mains étrangères et exploitée par des capitaux étrangers.
Les grandes mines de Rio-Tinto, d'Alma-
den, de Somorostro, etc., etc., ne sont presque que des colonies anglaises ou belges, allemandes ou françaises.
Leurs propriétaires sont des grands industriels de ces pays-là, lesquels envoient des ingénieurs et même des contre-maîtres pour diriger et conduire les travaux d'extraction et de préparation du minerai.
L'Espagne leur fournit seulement les manœuvres, dont le maigre salaire se trouve être l'unique chose que gagne le pays. Et il ne peut pas en être d'autre manière, puisque toutes les industries transformatrices des minéraux, mêmes celles du fer et de l'acier, n'existent en Espagne qu'à l'état rudimentaire.
Tout le matériel de nos huit mille kilomètres de chemins de fer; tous nos bateaux en fer, acier ou composés; une grande partie de nos moteurs à vapeur et à gaz, et même presque tous les métiers de nos manufactures de tissus et de nos filatures de cotons et de laines, nous viennent de l'étranger.
Toutes les machines à vapeur de l'industrie catalane brûlent des charbons anglais:
nos mines houillères qui pourraient fournir une production abondante n'étant exploitées que d'une façon absolument insuffisante.
L'unique centre manufacturier important de l'Espagno est Barcelone et sa province.
Sa branche la plus intéressante est l'industrie cotonniôre qui compte aujourd'hui deux millions de broches, à peu près, et consomme, en chiffres ronds, deux cent mille balles de coton par an. L'industrie lainière vient ensuite, mais dans des proportions d'importance bien inférieures.
On peut évaluer à soixante-dix à soixantequinze mille le nombre des travailleurs formant la grande famille manufacturière de la province de Barcelone. On peut donc déduire de ces données, que nous avons, en notre pays, un des centres manufacturiers les plus importants du continent européen.
Malheureusement, cette industrie est languissante et maladive, ainsi que nous l'avons précédemment démontré. En effet, elle ne peut vivre qu'àl'aide d'une très forte protection douanière, et chaque modification qu'on fait subir aux tarifs
lui fait ressentir une secousse qui arrive parfois à menacer sa propre existence.
Notre grand centre industriel ne connaît pas l'exportation.
Il n'a de débouchés que dans les régions agricoles de l'Espagne et dans une partie des colonies, car il ne peut pas supporter la concurrence.
Notre fabrication produit bien l'article ordinaire et courant ; mais pour le superfln et le supérieur, elle n'a pas encore]atteint la perfection. En dépit de tout cela, notre centre industriel est encore l'unique oasis de travail et de bien-être qu'il y ait en Espagne.
Barcelone, avec une population qui excède de peu la moitié de celle de Madrid, le dispute à la capitale pour Timportance économique.
Notre travail, quoique entravé par la Bourse et par toute l'engeance officielle, nous produit plus de résultats que la politique, le tripotage et toutes les autres industries madrilènes.
En Catalogne, on a quelque idée du confort, même dans les petites villes et jusque dans les villages les plus éloignés.
264 l'bspagnb telle qu'elle est
Sans les contrariétés dont nous sommes les incessantes victimes, notre région serait une contrée que Ton pourrait bien classer parmi les autres de l'Europe centrale.
Quant à l'agriculture, qui constitue Tunique moyen de vivre de la grande majorité des Espagnols, nous pourrons résumer son état en peu de mots.
Elle est restée en arrière de deux ou trois siècles, et elle ne réussit qu'à pourvoir à l'existence misérable d'une population sobre et ignorante d'une façon frugale toute primitive.
Excepté les quelques oasis dont nous avons parlé, comme les environs de Valence, Malaga, Murcie, Barcelone, Tarragone, etc., etc., le reste du pays, ou reste presque inculte, ou est cultivé comme il l'était par nos aïeux.
Dans quelques endroits on emploie encore les mêmes procédés d'irrigation dont se servaient les Maures, et on doit un grand merci à cette tradition conservée, car sans cela, les rares cours d'eau utilisés poursuivraient leur chemin jusqu'à la mer sans être le moin-
drement troublés par la main de rhomme.
Cette sorte de désert au sol jaunâtre dont nous avons déjà parlé, occupe les deux tiers de l'Espagne.
Dans ces contrées désolées, on cherche en vain un arbre, et il ne faut penser à y voir augmenter la fertilité.
On y sème du grain d'une façon tout à fait primitive, et, si la nature y consent, on arrive à faire une récolte médiocre, ce qui a lieu seulement chaque deux ou trois ans.
Cependant, depuis quelques années, le malheur qui frappa nos voisins a provoqué un relèvement momentané de notre agriculture, et l'exportation des vins nous a procuré une ressource sérieuse, depuis que le phylloxéra et autres plaies ont anéanti une grande partie des vignobles en France et dans quelques autres pays vinicoles.
Sans cette circonstance, notre ruine serait complète; mais, hélas! cette même circonstance nous a causé bien des malheurs par le fait de nos directeurs politiques.
Toujours prêts à se servir de tout pour l'ex-
ploitation du pays à leur profit, ils ont observé que Texportation des vins, devenue accidentellement si importante, nous produisait des millions ; ils en ont tiré la conséquence que nous étions très riches et que nous le deviendrions plus encore si nous pouvions mieux profiter de la disposition de nos terrains pour la culture de la vigne.
A cet objet apparent, ils ont tout sacrifié : notre industrie, nos manufactures, même les branches de notre agriculture autres que celle du vin, et, en chargeant d'un côté les impôts et en contractant, de l'autre, des traités de commerce ruineux, ils ont replongé le pays dans une situation précaire.
Pour comble de malheur, toutes ces dispositions, loin de favoriser l'exportation des vins. Font plutôt entravée, et, si une cause quelconque vient la paralyser davantage, la perspective est la misère.
Au signe éloquent de misère qui reporte à ce que nous avons dit dans un précédent chapitre au sujet des cent cinquante mille propriétés, agricoles en majeure partie, devenues
la proie du fisc, il apparaît un autre point sombre et fatal : notre état monétaire actuel. Pour la face apparente, nous avons comme système monétaire les deux talons : For et l'argent; pour la face réelle, nous n'avons que la circulation forcée 4u papier monnaie. En effet, il n'y a pas dans toute l'Espagne une seule pièce d'or en circulation.
Toutes les transactions se soldent en billets de la banque d'Espagne ; la paie des ouvriers se fait également en billets.
L'argent, qui ne vaut pas le prix qu'il représente, devient de jour en jour plus rare, et le billet commence à être déprécié.
Le change avec les pays étrangers ne se fait qu'en subissant une perte de deux à trois pour cent, et ce n'est pas dans la balance commerciale que se trouve l'origine de cette perte, mais bien dans le manque absolu d'or dans le pays. Par contre, si vous payez en or espagnol, la perte disparaît, puisque l'on vous accorde la même prime pour lui que pour l'or étranger, si vous le convertissez en billets de la banque d'Espagne.
268 l'bspagne telle qu'elle est
Toujours les deux faces bien distincte^ dans toutes nos choses !
La face apparente, qui nous présente comme un peuple bienheureux et bien régi; la face réelle, qui, lorsqu'on soulève le voile qiii la couvre, laisse voir toute la misère qui nous envahit.
En cela se résume l'habileté des meneurs politiques qui pèsent sur le pays !
Et ils parviendront à l'accabler.
Toutes les manifestations de la vie matérielle : l'agriculture comme l'industrie, le commerce comme la navigation ont besoin d'une protection efficace des pouvoirs publics, et sont réellement protectionnistes.
Aussitôt que l'on touche au tarif protec^^ur de l'industrie, les intérêts industriels se sentent menacés et ils élèvent leur voix de protestation.
Alors, on fait apparaître les intérêts agricoles ou commerciaux auxquels on insinue que l'industrie, est leur antagoniste.
Par ce moyen, on donne un coup mortel à l'industrie. Mais il ne se passe pas longtemps
sans que la même menace surgisse de nouveau^ dirigée alors contre quelque branche de Tagriculture.
C'est alors le tour des intérêts agricoles de réclamer protection, et, par le même système, on leuï' oppose les intérêts commerciaux ou industriels.
Par ce moyen machiavélique, en « divisant pour vaincre » on consomme sûrement la ruine du pays ; et sur cette ruine se lève toujours radieuse, la capitale 1 La capitale qui sacrifie tout à sa propre splendeur et à la commodité de ses fortunés habitants, qui se sont faits à l'illusion que tout le monde qui travaille doit contribuer à la satisfaction de leurs caprices et pourvoir à leur bien-être, parce qu'ils sont une race supérieure, une sorte de seigneurs féodaux, ayant des droits acquis sur tout le reste de l'humanité qui est assez sotte pour se rompre la tête et travailler pour le progrès.
Et c'est la pauvre nation qui en est la victime ; et c'est pour ces raisons que sa vie matérielle est pauvre et misérable, ainsi que nous venons d'essayer de la dépeindre.
270 l'espagne telle qu'ellb est