‹ L'espèce et la race en biologie généraleChapitre 10 sur 66 · A. DE QUATREFAtîKS, op. cit., p. 23 et suiv · texte numérisé non relu

A. DE QUATREFAtîKS, op. cit., p. 23 et suiv

cheval. Il y a évidemment moins d'écart entre un crâne d'asinien et un crâne de caballin qu'entre un crâne ne lévrier et un crâne de bouledogue, et même qu'entre le crâne du chien de berger de Brie et celui du chien de Beauce, que les auteurs cités ont confondus. Gela se sent trop du point de vue doctrinal auquel ils étaient placés pour observer les faits.

Mais de leur part il y avait évidemment, en outre, ce qu'en logique on appelle une pétition de principe. Ils ont posé le postulat absolument gratuit de l'unité d'espèce canine, en admettant sans preuve aucune que nos chiens domestiques dérivent du chacal. Je dis sans preuve, car l'argument de Flourens, tiré de ce que ces chiens donnent avec le chacal des suites fécondes, n'en est pas une. Flourens a lui-même montré qu'il en est également ainsi pour les produits de chien et de renard, et Buffon pour ceux de chien et de loup. Ils paraissent avoir oublié que les loups et les renards sont eux aussi des canidés, et que certains de nos chiens, se rapprochant davantage, par leurs formes, des deux espèces ainsi nommées que de celle du chacal. De Quatrefagcs reconnaît que les transformations supposées se sont affectuées à une époque inconnue. Aussi loin qu'on puisse remonter, en effet, on retrouve les formes actuelles déjà existantes. Sur le tombeau du célèbre chasseur égyptien Roti, qui vivait au temps de la XII* dynastie, sont figurées 1 plusieurs de ces formes parfaitement reconnaissables. On a signalé aussi, parmi

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