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De Quatkkfages, op. cit., p

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chez le second, elles sont, au contraire, espacées. Ajoutons avec Isidore Geoffroy Saint-Hilaire que, môme les carnassières et les tuberculeuses, ne sont pas toujours développées dans le même rapport ; et l'on sait quelle est l'importance de ce rapport dans la caraclérisation des espèces mammalogiques.

<c Chez le dogue, les pariétaux sont comme aplatis, et son crâne est plus petit que celui du chien de berger, quoique sa tète soit d'un tiers plus grande, au dire de Frédéric Cuvier. Chez les barbets et les chiens de berger, les os latéraux du crâne sont bombés et contribuent à donner à la cavité crânienne des dimensions relativement assez grandes. Dans aucune race toutefois, ce développement relatif du crâne n'est plus prononcé que dans le King's Charles. On voit combien est réduit en outre chez lui tout le squelette de la face. Is. Geoffroy Saint-Hilaire avait déjà signalé ce caractère chez un chien japonais ; mais ce trait parait être chez lui moins frappant que chez notre petite race. »

Après avoir parlé de ce qu'il appelle la polydactylic des chiens, de Quatrefagcs ajoute :

« Cette diversité des traits les plus caractéristiques dans les races canines a fait croire à une multiplicité d'origines. On a pensé que plusieurs espèces du genre Omis, primitivement distinctes, s'étaient alliées et fondues Tune dans l'autre pour produire un être complexe que nous avons appelé le chien domestique. Cette opinion est encore celle de quelques naturalistes et surtout des zootechnistes. Pourtant Frédéric Cuvier

a depuis longtemps démontré l'unité spécifique du chien par un ensemble de faits et de considérations auxquels il me semble bien difficile de répondre. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire a levé les dernières difficultés, en achevant de prouver ce que Guldenstedt avait déjà dit, savoir: que le chacal, le Canis an mi s des naturalistes, est la souche sauvage de nos chiens. Or il a fallu que les faits parlassent bien haut pour que ces naturalisas aient accepté, en pareille matière, la même conclusion. Is. Geoffroy admettait, il est vrai, la variabilité limitée de l'espèce; mais F. Cuvier appartenait à l'école de son frère, qui a toujours plaidé en faveur de Y invariabilité. L'accord entre les deux représentants de ces doctrines contraires n'en est que plus remarquable ; il témoigne en faveur de l'opinion qui leur est commune. Et, en effet, quiconque lira avec attention ce qu'ils ont écrit à ce sujet, quiconque tiendra compte de quelques fails plus récemment acquis et de l'existence de races libres, que l'on avait trop oubliées et sur lesquelles j'ai depuis longtemps appelé l'attention, se ralliera certainement à la doctrine de l'unité spécifique du chien.

« L'histoire de ce vieil ami de l'homme suggère une dernière observation. Parmi les races canines, il en est qui présentent des caractères absolument étrangers à toutes les espèces vivantes du genre Omis. Pour rendre compte de ce fait, on a admis que ces formes exceptionnelles remontaient à des espèces perdues. Cette hypothèse était absolument gratuite ; car, parmi les Canis

possibles, rien ne rappelle le bouledogue ou le basset. Au contraire, l'histoire des autres mammifères domestiques nous renseigne sur la manière dont ces types ont apparu. Le bouledogue est le gnato des chiens ; le basset en est Vatican; le poil soyeux de l'épagneul et du lévrier de Syrie rappelle la soie des mérinos de Mauchamp. Ce qui s'est accompli de nos jours chez le bœuf et le mouton nous renseigne sur ce qui s'est passé chez les chiens à une époque inconnue et fait comprendre comment se sont constituées chez eux les races les plus aberrantes »

A l'égard des bœufs gnatos on sait à quoi s'en tenir maintenant. Quant aux moutons ancons et mérinos de Mauchamp, ils n'ont rien de commun avec notre sujet actuel. Il en sera question dans un autre chapitre. En ce qui touche les opinions de Guldenstedt, de F. Cuvicr et d'Isidore Geotîroy, ce sont des opinions personnelles et rien de plus, non pas des preuves scientifiques. De la dissertation qu'on vient de lire, il faut retenir seulement ce qui a trait aux différences de formes crànioscopiqucs, qui, chez les chiens, ne sont point les seules qui auraient pu être signalées. L'auteur n'a visé que les plus saillantes. Du moment qu'il ne les considère pas comme suffisantes pour caractériser des espèces distinctes, il serait curieux de savoir comment il s'y fut pris pour justifier, par exemple, la séparation spécifique admise par tout le monde, et assurément par lui-môme, de l'ànc et du

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