A. DE Ql'ATREFAGES, Op. rit., p
ailleurs et à diverses reprises. Je me borne à reproduire les définitions et à rappeler quelques faits fondamentaux.
« \* espèce est l'ensemble des individus plus ou moins semblables entre eux, qui sont descendus, ou qui peuvent (Mre regardés comme descendus d'une paire primitive unique par une succession ininterrompue et naturelle de familles.
« La variété est un individu ou un ensemble d'individus appartenant à la môme génération sexuelle, qui se distinguent des autres représentants de la même espèce par un ou plusieurs caractères exceptionnels.
<« La race est l'ensemble des individus semblables, appartenant à une espèce, ayant reçu et transmettant par voie de génération sexuelle les caractères d'une varirté.
« Les races qui se caractérisent les premières se séparant du type primitif par quelques caractères sont dites rares primaires. Chacune d'elles peut donner naissance à des variétés et à des races secondaires, tertiaires, elc. C'est \U ce que nous constatons chaque jour dans nos plantes cultivées comme chez nos animaux domestiques.
« Quelque nombreuses et différentes que soient les races sorties d'une môme espèce, elles ne font pas moins partie de celte espèce. Celle-ci est donc une unité dont les races sont les fractions. Ou bien l'espèce peut être regardée comme un arbre dont les races primaires, secondaires, tertiaires, etc., représentent les ôranr/tes, les rameaux et les minuscules. »
L'auteur applique ses affirmations à ce qu'il appelle
l'espèce humaine. Indépendamment de toute conception doctrinale monogéniste ou polygéniste, de toute conception sur l'origine des choses, qui, à notre avis, n'est pas scientifique, étant d'ordre purement imaginatif, on a pour but ici de démontrer, comme résultant des faits, que chez les êtres vivants animaux les deux notions d'espèce et de race s'appliquent au môme objet envisagé seulement à deux points de vue différents; que chez les animaux comme chez les végétaux les espèces, sans subir aucune modification dans leur caractéristique, présentent des variétés dont la notion n'a rien de commun avec celle de la race.
Les propositions ainsi formulées, à rencontre de celles citées plus haut, ressortiront clairement des faits exposés dans les chapitres qui vont suivre. Aucun, j'ose l'affirmer, no pourra être contesté, ou plutôt récusé comme n'étant point un fait. De longues années d'études attentives des objets en question, favorisées par un abondant matériel d'observation et d'expérimentation, mis à ma disposition par ma situation dans l'enseignement agronomique, excluent dans mon esprit toute espèce de doute à cet égard, lin ce qui touche les faits anthropologiques, faisant depuis quarante ans partie de la Société d'anthropologie de Paris et en ayant assidûment suivi les séances, je puis de môme en parler avec connaissance de cause. C'est autre chose, apparemment, que d'ôtre obligé de s'en rapporter, n'étant point soi-même compétent dans la spécialité, à des affirmations venues de sources quelconques.
iG l'espèce et la race en biologie générale