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DÉCADENCE DES RACES POLYNÉSIENNES

seuls jeté quelque jour sur ce douloureux problème. Le premier

a trouvé toujours' des tubercules dans le poumon des morts

soumis à l'autopsie. Le second nous dit que presque tous les

Polynésiens souffrent de toux opiniâtres, et que sous ces catarrhes

bronchiques on trouve la tuberculose presque huit fois sur dix.

Or la phthisie ne figure pas sur les listes de maladies dressées par

les anciens voyageurs. L'avons-nous donc importée dans ces îles?

En se développant sous un ciel nouveau, chez une race qui ne

la connaissait pas encore, cette affection a-t-elle pris une forme

plus terrible, comme nous en avons vu des exemples ? Déjà

héréditaire chez nous, est-elle devenue en Polynésie endémique

ou épidémique? S'il en est ainsi, on peut dire que c'en est fait de

la race polynésienne. Encore un demi-siècle, un siècle au plus

et elle aura disparu, au moins comme race cure ; elle aura été

remplacée par les métis, qui déjà aux Marquises commencent à

relever le chiffre de la population.

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