ÉTENDUE DES VARIATIONS DANS LES RACES
Andes , les sangliers acquièrent une sorte de laine grossière.
Une épilation pratiquée avec un soin extrême a pu faire croire à quelques voyageurs qu*il existe des races humaines entièrement glabres; on a plus tard reconnu cette erreur. Tous les hommes ont des poils dans les régions que chacun sait. Au contraire il existe des chiens et des chevaux sans poils. En Amérique, dont tous les bœufs sont d'origine européenne, on voit les villosités devenir d'abord très-fines et rares chez les pelones et disparaître entièrement chez les calongos; et, si ceux-ci ne se multiplient pas, c'est que Ton a soin de les tuer, les regardant comme des animaux dégénérés.
Il est évident qu'à ces divers points de vue les variations se montrent plus étendues chez les animaux que chez l'homme.
IV. — Ce fait devient bien plus évident lorsqu'il est possible de substituer des mesures exactes à de simples appréciations et de comparer des chiffres. Les variations de la taille présentent cet avantage. Il est intéressant de comparer sous ce rapport les extrêmes de quelques races animales aux extrêmes constatés dans les groupes humains.