‹ L'espèce humaineChapitre 62 sur 160 · IV. — Nous ne pouvons former que des hypothèses plus vagues · texte numérisé non relu

IV. — Nous ne pouvons former que des hypothèses plus vagues

encore sur le degré de développement intellectuel qu'a préseï rhomme à sa naissance et pendant ses premières génératio :»:■. £- Toutefois il est permis de penser qu'il n'est pas entré sur Ja scène du monde avec la science innée, avec les industries in ^

tinctives qu'y apportent les animaux. Encore moins a-t-il appar — '"

tout civilisé, « adulte de corps et d'esprit, » comme le peni^ M. le comte Busèbe de Salles. Toutes les traditions indiquei^^. une période où le savoir humain est bien peu de chose, o ^^ l'homme ignore des industries bien élémentaires à nos yeux ^^^ que l'on voit naître successivement. Sur ce point la Bible s'ac corde avec la mythologie classique. Les HéJjreux ont leur Tu- — balcaïn, comme les Grecs leur Triptolème. Les études préhistoriques confirment de tout point pour notre Europe occidentali ce développement progressif. Les industries tertiaires sont audessous des quaternaires. L'ensemble de l'histoire des races m« semble présenter, au moins en partie, le tableau de celle de l'es — pèce; et la pensée remonta presque invinciblement à des temp^ ^ où l'homme se trouvait en face de la création, armé seulemei^i^t

des aptitudes qui devaient prendre un si merveilleux dévelo] pement.

. Grâce à ces aptitudes, il a du moins de très -bonne heuxire satisfait aux premiers besoins de l'existence. L'homme mLo cène de la Beauce connaissait déjà le feu et taillait le sil&^s. Quelque grossiers et rudimentaires que fussent ses instrumea^b, il avait donc déjà une industrie et selon toute apparence se nourrissait en partie d'aliments cuits. A coup sûr, rnomme de Saint-Prest, avec ses petites flèches en losange taillées d^ufl seul côté, avec ses haches grossières, savait attaquer et vaiacjre les grands mammifères ses contemporains. Il possédait de» racloirs, servant sans doute à préparer leurs peaux, desperçom qui peut-être remplaçaient nos aiguilles. Dès ces temps lointain* sur lesquels la science n'a encore jeté pour ainsi dire qu'un éclair, l'homme se révèle donc par deux grands faits et sa montre supérieur à toute la création animale.

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