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= pour Je développement de ces idées, il faut relire Hess. Écrit il y plus de cent ans, son ouvrage n'a pas vieilli; il est en avance, … vouons-le, sur la théologie contemporaine,
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Si l’'Hébraïsme n’est pas le Messianisme, comment se. : fait-il que le peuple hébreu soit le seul qui se soit nourri ge de la littérature apocalyptique; le seul qui vécüt, à l'époque "È où naquit Jésus, dans l'attente perpétuelle d’un libérateur ; promis? Au début de l’ère chrétienne, tout Israélite, \ homme, femme, enfant, esclave, récitait trois fois dans la :
journée une longue prière, qui contenait ces mots CO “à |
Seigneur, fais germer le rejeton de David, ton serviteur, 2. | rétablis, en nos jours, sa royauté » (1). On sait, néanmoins, es
ce qu'était devenue la prophétie entre les mains des phari- |
siens. On allait jusqu’à attendre deux Messies : le premier souffrant, de la tribu de Joseph, qui périrait en bataillant; le second, friomphant, issu de Juda, qui réaliserait les DE promesses. Et quelles promesses! Jérusalem sera de] pierres précieuses, les femmes enfanteront sans douleur, Fer les . hommes vivront mille ans. en x
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Il est difficile de soutenir que Jésus a partagé ces rêves; 54 |
(1) « Les idées exprimées dans cette magnifique prière, le Schemoné SN Esré, sont déjà dans l'Ancien Testament; on n’y trouve guère que des à
lambeaux de phrases tirées des Psaumes et des Prophètes » (Stapter : : NE
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La Palestine au temps de Jésus, p. 381).
et Schnedermann s’avance beaucoup, lorsqu'il affirme (2) que les concepts eschatologiques du judaïsme contemporain sont le critère indispensable de la vraie pensée du Maitre ; mais il corrige cette affirmation trop absolue, en reconnaissant que le Seigneur a combattu les idées apocalyptiques erronées; combat livré, néanmoins, & avec des armes israélites bien authentiques. » C’est là notre point de vue; descendu « non pour abolir, mais pour accomplir, » Jésus ne vint pas supprimer la conception du Royaume de Dieu
que les prophètes avaient léguée au monde, mais bien la:
rétablir dans sa pureté primitive et travailler à sa réalisation.
Commentant cette parole du psaume 40 : « Dans le rouleau du livre, il est écrit de moi, » Luther demande : « Quel livre et quelle personne? — Il n’y a qu’un seul livre : l'Écriture, et une seule personne : Jésus-Christ. » Voilà l’exégèse conforme à la réalité. Pareil au soldat fameux qui rassembla en faisceau, et dirigea sur sa propre poitrine les lances de ses adversaires, — le héros des Évangiles embrasse, hardiment, et fait converger vers lui-même toutes les prophéties messianiques. Il est, lui, absolument parlant, « l'Oint du Seigneur; » à lui, l’autorité royale; à lui, la dignité divine; car il s’applique même des prédictions qui annoncent la « venue de Jéhovah » (Mat. 71/10 et 14). Avant, pendant et après sa Passion, tousses discours publics et tous ses enseignements particuliers gravitent, sans défaillance, autour d’un centre unique : la Vision du Royaume de Dieu.
Ayec sa pénétration ordinaire, l’auteur de Ecce homo consacre plusieurs chapitres au développemênt de cette
(2) « Jesus Verkundigung und Lehre vom Reiche Gottes, »
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