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là un fragment d’apocalypse juive. Or, l'hypothèse de l'apocalypse frauduleuse, insérée dans le discours par contrebande, est loin d’avoir rallié tous les suffrages, et
pour cause (1). Haupt, par exemple (p. 33), déclare que
tout le passage est incompréhensible, dès que l’on en place la composition à l’époque de la guerre juive. Car alors, que signifie l’exhortation : & Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat? » Si le Büéluyua était déjà en vue (v. 15), la seule conclusion à en tirer était : Fuyez! et choisissez bien votre moment, sans quoi les empêchements sus-mentionnés vous arrêteront. L’exhortation à la prière implique l'éloignement des périls redoutés. De plus, une exhortation de ce genre est sans analogie avec le ton ordinaire des apocalypses; sans compter que la mention du Sabbat se comprend, parfaitement, dans la bouche de Jésus. Enfin, pourquoi le Seigneur n’aurait-il pas annoncé que la Parousie serait précédée
- d’une détresse extraordinaire ?
Mais alors, si l’on ne peut effacer du texte le mot s5éws, il continue donc à se dresser comme un écueil redoutable pour la barque des exégètes! Admirons, ici, l’ingéniosité
de Kienlen /Die eschatologische Rede Jesu. — Jahrbücher fur
deutsche Theologie, 1869. — Cf. aussi son Commentaire historique et critique sur l’ Apocalypse de Jean, 1870). Il fait remarquer que le discours eschatologique, dans le troisième
Évangile, contient cette phrase : « Mais ce ne sera pas sitôt
(4) Cela n'empêche pas de Faye d'écrire : «Comment ne pas admettre qu'il se mêle au discours eschatologique de Jésus les fragments d’une petite apocalypse juive. D'où viennent-ils? Faisaient-ils partie d'un écrit plus considérable ? Les a-t-on empruntés à un feuillet détaché de prophéltie apocalyptique, qu'on se passait de main en main? Autant de suppositions également vraisemblables » (op. cit. p. 45).
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la fin » (21/9). Donc « il faut CRIE : Jésus-Christ n’a pu dire que l’un des deux, soit eÿbéwe, Soit oùx sû0éws. » Or, comme Matthieu est seul à reproduire le premier de ces termes, et que cette expression, au surplus, est en contradiction avec le v. 14 du même chapitre : « et0éus est faux, et Jésus-Christ, ou bien n’a rien dit de ce genre, ou il a dit : oëxe00£ws. » — Mais comment peut-on comparer Luc 21/9 avec Mat. 24/29? Le parallèle n’aurait de valeur que si l’on opposait au fameux passage de Matthieu le passage correspondant de Luc, à savoir le v. 95. Et de plus, comment expliquer la métamorphose du oÿx siéwsen son contraire? Kienlen répond que Matthieu avait écrit ox, et qu’un copiste a laissé tomber la négation. « On nous dira, ajoute l’auteur, que ce sont là des hardiesses de critique intolérables... » Habemus confitentem reum ; l’exégète s’est exécuté lui-même.
Et que penser de Glass, qui essaie de fléchir le sens du mot «506 en s'appuyant sur Mat. 13/5, si bien que aussitôt marquerait un retard! D’autres, au nom des passages Jean 6/21, Actes 12/10, Apoc. 4/2, donnent à s5déws le sens de : à l’improviste, et le passage signifierait : Quel que soit le moment où éclateront les événements annoncés au v. 29, ils arriveront tout-à-coup. Scheibel renvoie à la manière divine de calculer, parce que, pour Dieu, mille ans sont comme un jour. Kæstlin estime que le vocable :30éw<… laisse une latitude d’une dizaine d'années. Bengel accepte le sens de aussitôt, mais de telle sorte que cette expression embrasse tout l’espace entre la ruine de Jérusalem et la fin du monde; et il paraphrase ainsi : € De iis quæ post pressuram dierum illorum, delendæ urbis, evenient, proximum, quod in præsenti pro mea conditione commemorandum et pro vestra capacitate exspectandum venit, hoc est, quod sol obscurabitur, » On avouera que Bengel a raison d'ajouter :°
- PCR