‹ L'espérance chrétienne (volume 2)Chapitre 32 sur 72 · À BE · texte numérisé non relu

À BE

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«Talibus in locis est prophetica (ut beatus Antonius appellabat) nubecula. » Olearius a essayé de lire : « Après la tribulation de ces jours-là, le soleil sera aussitôt obscurci. » Weber s’en réfère à l’obéissance de l'aigle aux ordres divins, d’aprè; Job 39/30, et propose de lire : « Où que soit

le cadavre, là s’assembleront les aigles aussitôt. » Il est

vrai qu’il faudrait alors déplacer, au v. 29, la particule à et la transporter après u::4. Olshausen suppose que

Jésus avait fait, en lui-même, cette restriction : « Tout cela

arrivera aussitôt, à moins que les hommes, par une repen-

tance sincère, ne détournent la colère de Dieu... » Et ainsi

de suite.

2. Hypothèse de Scherer. — Puisqu’on ne peut, ni gratter le mot sÿléme, ni, Ce qui revient au même, le faire précéder

‘d’une particule négative, ni le déplacer, ni le déformer, ni

lui arracher des aveux par la question, le problème paraît insoluble. Et cependant, il nous semble que Scherer en a préparé la solution (Ueber J'esu Weissagungen vom Ende — Strassburge Beiträge zu den theologischen Wissenschaften,

1851. — % vol., p. 83) : « Jésus, écrit-il, a réellement annoncé qu'il reviendrait, et cela dans le sens historique, nous dirions même physique, du mot. » De même, il est

impossible d'échapper à la signification littérale des passages qui annoncent la Parousie : il ne s’agit là, ni de la

mort des individus, ni d’un retour purement spirituel, car les développements progressifs de l'Évangile ne peuvent être comparés à la brusque irruption d’un voleur pendant la nuit. Enfin, il ne s’agit pas non plus d’une révélation invisible du Seigneur, coïncidant avec la ruine de Jérusalem ; car cette catastrophe n’a nullement été inopinée, et elle n’a pas amené une séparation définitive des bons et des

méchants.

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Alors, que faire du passage qui annonce l’échéance de la Parousie pour une date déterminée? L’exégèse démontre que Jésus a parlé de son retour en un double sens : d’abord, au sens propre (Parousie eschatologique, une catastrophe objective); ensuite, au sens figuré (Parousie spirituelle, règne de l'Évangile). Les deux concepts ne se laissent pas fondre en un seul; leur unité doit être cherchée dans un troisième concept. Fa

Or, il ressort de Mat. 26/64 (la confession devant Caïphe) que le retour de Christ est, essentiellement, une manifestation du pouvoir séparatif de l'Évangile, manifestation de jugement, aboutissant d’une part à la condamnation, pour ceux qui rejettent le salut, aboutissant d’autre part à la gloire, pour le Seigneur et les siens. À ce compte, Jésus est déjà revenu plus d’une fois, et il reviendra encore plus d’une fois, dans toutes les grandes crises religieuses de l’histoire. & Et la Parousie, au sens propre du mot, ne sera que l’épanouissement de ce développement, la dernière scène de ce drame grandiose, le suprême jugement, le triomphe de Christ ; » de même que le Royaume de Dieu,

dans l’avenir, sera la forme définitive et parfaite du

Royaume actuel encore imparfait. Il ressort, de là, que la. destruction de Jérusalem apparaissait au Messie, d’une manière toute particulière, comme une des phases de sa Parousie spirituelle; et il est naturel que, dans le discours eschatologique, Jésus ait relié le jugement sur Jérusalem et le jugement dernier. On comprend, de plus, comment Jésus a pu parler de ces deux parousies, en employant des expressions et des images semblables ou analogues. Toutefois, les auditeurs du Seigneur ne comprenaient pas — et pour cause! — que le langage du Maître était symbolique, lorsqu'il faisait mention de son retour invisi-

ble. Et cela d’autant moins, que l’eschatologie populaire considérait la destruction de la ville sainte, comme une des dolores Messiæ, c’est-à-dire comme l’un des signes précurseurs de la Parousie imminente. Cette propension à réunir chronologiquement les deux événements, formait en eux une atmosphère intellectuelle particulière, laquelle déformait les rayons émanés de l’enseignement du Maître. Ce que Jésus reliait spirituellement, fut relié par ses disciples objectivement; de là, l’incohérence du discours eschatologique sous sa forme actuelle. La preuve que cette forme n’est pas primitive, c’est qu'on retrouve encore dans les documents deux dates contradictoires, dont la coexistence

est impossible à justifier dans l’état actuel des textes, mais

qui s'expliquent suffisamment, si l’on se rappelle que Jésus avait disjoint ce que les évangélistes ont réuni. L’une de ces dates est relative à la parousie spirituelle : « Cette génération ne passera pas, avant que ces choses n'arrivent. » L'autre date est relative à la parousie eschatologique, enveloppée dans les voiles d’un impénétrable avenir.

En résumé, « nous reconnaissons franchement l'erreur de la tradition, et nous renonçons à défendre l’intégrité du texte. Il faut bien avouer, en effet, que Matthieu parle d’une seule et unique Parousie ; et si l’on admet notre hypothèse, il faut admettre en même temps que l’évangéliste, et tous les apôtres, n’ont connu, espéré, prêché qu’une seule Parousie. »

Tel est l’exposé d’une théorie remarquable à beaucoup d’égards. Scherer a rendu un grand service à l’eschatologie, en démontrant qu’il n’y a nulle contradiction entre la parousie spirituelle et la parousie concrète. Strauss, luimême, fait observer que, dans la parabole de l’ivraie, le lent développement des semences n'empêche pas la

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moisson de survenir brusquement. Et Weizsäcker écrit avec justesse : « Jésus, dit-on, en annonçant son retour personnel, se mettrait en contradiction avec lanature toute spirituelle de son Royaume. La question se pose bien autrement; et il faut se demander, au contraire, si la prédication du Royaume n’a pas, pour base unique, la pensée que le présent tout entier est l’acheminement à un

avenir de gloire. Même à ce point de vue, Jésus ne s’est.

jamais démenti : c’est par la vie qu’il a commencé, et non par le dogme; car sa dignité, dans l’avenir, n’est que la conséquence nécessaire de la dignité qu’il possède, vivant, dans le présent. » Ces observations nous paraissent exactes; et malgré Schmoller fDie Lehre vom Reiche Gottes in den Schr. des N. T.], malgré J. Weiss /Die Predigt Jesu vom Reiche Gottes], malgré Wabnitz /L’idéal messianique de

Jésus], et d’autres théologiens, nous ne pensons pas que .

l’on doive convertir la notion évangélique du Royaume en un concept purement eschatologique (cf. plus bas, chap.

XII). Dans cette hypothèse, déclare Haupt, 1l est impossi-

ble de rendre justice à certains textes. Jésus, par exemple, a dit : Si c’est par l'Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu vers vous » (Mat. 12/28). « Ce passage, écrit Stapfer, après Wabnitz (1), signifie seulement que le Royaume est imminent ; &'iua, exprime une menace : le Royaume vous menace de ses châtiments » (Jésus-Christ pendant son ministère, p. 218). Il est difficile de souscrire à cette conclusion, si l’on se rapporte au sens du verbe +0avw ; la version prævenio, anteverto s'impose dans 4 Thess. 4/15, et donne beaucoup de force au passage

(1) Idéal messianique, p. 49.

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4 Thess. 2/16 : præter opinionem ira eos supervenit. Aussi, la véritable traduction de notre texte pourrait être celle de Grimm : pervenit ad vos Regnum Dei citius quam opinati estis. Le v. 29 n’affirme-t-il pas que Satan est déjà vaincu? Tout le raisonnement se concentre, en effet, dans cette alternative : ou Royaume de Satan, ou Royaume de Dieu. Si donc le premier est entamé par les incursions victorieuses du Messie, c’est que le Royaume divin est déjà établi, ici-bas. Cela ne supprime, en rien, la réalité du Royaume eschatologique; partout où le Royaume est présent, fût-ce en germe seulement, il est présent aussi (virtuellement) dans sa fleur; et la personne du Fils de l’homme constitue la vivante synthèse des deux concepts. Nous ne pouvons assez nous répéter sur ce point, et cette répétition fait notre force. Toute l’eschatologie chrétienne, en dernière analyse, se résout dans l'affirmation que Jésus vit ; il vit, donc il règnera; et celui qui vit à l’heure actuelle, c’est celui qui à vécu; alors, aussi, il portait en sa personne,.de lieu en lieu, le Royaume et ses destinées, La notion même d’un Sauveur est eschatologique, puisque

«nous ne sommes sauvés qu’en espérance, » soit comme individus, soit comme race.

Un autre texte, qu’il est difficile d'interpréter uniquement au point de vueeschatologique, c’est Mat. 11/12: Le royaume des cieux se prend par violence. & Dans ce texte difficile, écrit Wabnitz, le terme Giéfera est évidemment employé dans un sens proleptique..... Si l’exégèse moderne tenait sérieusement cornpte de la signification essentiellement proleptique d’une foule de présents, dans nos Évangiles et dans le Nouveau Testament tout entier, elle amènerait une véritable révolution dans nos conceptions ordinaires, sur certains points très importants de la théologie » ({déal

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messianique, 48, 44). Nous ne méconnaissons pas la portée de cette intéressante observation; mais qui ne voit les dangers afférents à l’usage exégétique de la prolepse? C’est encore là une de ces trappes complaisantes quiengloutissent, à point nommé, les objections récalcitrantes. En lisant le «Nouveau Testamenttout entier » sous un jour proleptique, le romanisme aurait beau ieu pour démontrer à Calvin que l'assurance actuelle d’un pardon immédiat est illusoire, et que le pécheur ne saurait s'emparer, dès ici-bas, de la vie éternelle. « Priez pour lui! Priez pour elle ! » Cette adjonction mélancolique à certaines lettres de deuil, se justifierait par la prolepse. — Sans recourir à celle-ci, Weiss voudrait que notre texte fit allusion à un mouvement révolutionnaire qui aurait commencé avec le Baptiste, et qui aurait eu pour but l’établissement du Royaume par la violence. Mais c’est seulement après la multiplication des pains qu’une agitation messianique se laisse constater, et cela, sans nul caractère révolutionnaire. — Hofmann se reporte au passage parallèle de Luc (6/16) räc sis aëriv Biaterar, et prend le verbe au passif : &« Chacun est contraint d’y entrer. » Mais, à moins de recourir encore à la prolepse, cette contrainte suppose la présence du Royaume où l’on est introduit par force. — Il semble, pourtant, que le contexte est assez clair « Jusqu'à Jean, la loi et les prophètes. Depuis lors, le Royaume de Dieu est évangélisé, et tout homme y entre par violence. » Qu'est-ce que cette prédication du Royaume? En est-ce la prophétie? Mais puisque Jésus oppose l’ancienne alliance à la nouvelle, et puisqu'il caractérise la première par la prophétie, la dernière doit, au contraire, se distinguer de la précédente sur ce point particulier. « Ici, écrit Haupt, annoncer le Royaume, c’est annoncer son entrée en scène. » Du reste, l'opposition entre la prédiction et l’accomplisse-

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4 ment est plus marquée, encore, dans le passage parallèle de Matthieu.

Pour démontrer que la notion du Royaume n’est pas purement apocalyptique, Haupt s'appuie encore sur Mat. 14/4-6. Le Baptiste ayant demandé si Jésus était bien le

Messie, celui-ci s’applique à lui-même la prophétie d’'Ésaïe

(35/5, 6); il affirme, par là, que le Royaume existe. Et comment en douter lorsqu'on rapproche d’Ésaïe 61/1 la formule : « les pauvres sont évangélisés? » Dans Luc 4/18, 21, Jésus déclare, en effet, que le prophète a parlé des choses qui s’accomplissent, maintenant, autour du Nazaréen; car, prétendre que celui-ci annonçait simplement aux pauvres une consolation future, c’est le rabaisser au niveau des prophètes. — En résumé, les aspirations de l’ancienne alliance ont trouvé leur satisfaction en Jésus; voilà le sens de toute la péricope. Nous souscrivons à ces résultats, à la condition qu’en disant : « Le Royaume était accompli en Jésus, » — on n’oublie pas d’ajouter que le Christ lui-même, dans un certain sens, n'était point parvenu à son propre accomplissement; il n’avait pas donné, et il n’a pas donné, actuelle-

. ment, toute sa mesure. L'avenir seul, montrera ce qu’il est.

Envisagés sous cet angle-là, certains passages que les uns rangent parmi les passages eschatologiques peuvent être classés différemment : « Avec quelle difficulté ceux qui ont

. des richesses entreront dans le Royaume de Dieu! » (Marc

10/23). Ce verbe au futur, observe Haupt, peut s'expliquer,

ici, par le simple fait que les riches en question sont en

dehors du Royaume, et que leur entrée, par conséquent,

appartient à l'avenir. De même, ajoute Haupt, le cri : « Le Royaume est proche! » (Mat. 4/17) ne signifie pas, nécessairement : La fin du monde est imminente; car Jésus peut vouloir dire, que l’établissement du Royaume sera le résultat

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prochain de son activité commencée. — D’autres passages, au contraire, qui paraissent favorables à l'interprétation

morale, peuvent supporter l'interprétation apocalyptique.

(Aïnsi, d’après Haupt lui-même : Cherchez le Royaume... (Mat. 6/33) — Vous fermez le Royaume (Mat. 23/13) — N'est pas propre au Royaume (Luc 9/62) —). En définitive, il y a des passages à double entente, qui ne sauraient être invoqués par l’un des deux systèmes d’exégèse en présence. L'unité doit être cherchée dans la conscience même du Messie. « Le point de départ de toute l’évolution subséquente, c’est la communion du Fils unique avec le Père. Le Sauveur veut partager avec les hommes cet ineffable bienfait. » Cette communion morale et religieuse avec Dieu, est le principe vital qui s’exprimera, à la fin des temps, dans un organisme approprié. Il faut que la forme corresponde

au fond; ce n’est pas l’individu seulement, c’est le monde. entier qui doit appartenir à Dieu... C’est. ainsi que le con- .

cept du Royaume comporte, dans sa plénitude, non seulement un centre, mais une périphérie. » Nous avons tenu à citer ces déclarations de Haupt; sous la plume d’un

«spiritualiste » convaincu, elles prennent un relief extraor-

dinaire, et si l’auteur n’en a pas tiré, lui-même, les conséquences que nous en tirons, il justifie toutefois, suffisamment, nos propres conclusions : Scherer ne s'est pas trompé, en affirmant qu'il n'y à nulle contradiction entre la parousie spirituelle et la parousie concrète.

Est-ce à dire qu’il ait raison de statuer deux parousies, expressément distinguées dans l’enseignement du Maître ? La démonstration en reste à fournir. |

4° Weiffenbach fait, justement, observer que les prédictions sur la ruine de Jérusalem sont, parfois, entièrement indépendantes, affranchies de toute relation avec le jugement

dernier. Il suffit de relire, à ce point de vue, la parabole des vignerons (Mat. 21/33-42), la parabole des noces (Mat. 22/2 à 10), la parabole du figuier (Luc 13/6 à 9) et d’autres passages. Deux textes seulement, ajoute Weiffenbach, paraissent favorables à Scherer; c’est, d’abord, Mat. 24/99,

le célèbre svléws ; nous savons que le critique s’en débarrasse,

en usant du procédé qu’un dicton vulgaire décrit admirablement : « Lorsqu'on veut tuer son chien, on l’accuse d’être enragé. » C’est ainsi que Weiffenbach, pour éliminer le texte gênant, l’expulse sans autre forme de procès, avec cet écriteau déshonorant : Apocalypse juive! Pour nous, nous acceptons ce texte, à sa place et sous sa forme actuelle; mais nous avons déjà expliqué, plus haut, pourquoi nous ne pouvons accepter l'interprétation qu’on lui impose généralement, qui est adoptée par Scherer, et qui tend à devenir classique, pour ne pas dire axiomatique. L'autre texte, qui paraît favorable à la doctrine des deux parousies, c’est Mat. 23/37 à 39 : « Jérusalem! qui tues les prophètes... Voici que votre maison vous est laissée déserte ; car vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » Weiffenbach essaye de démontrer que la première partie du verset ne se rapporte pas à la ruine de Jérusalem, et que laseconde ne se rapporte pas à la Parousie ; c’est une démonstration qui lui est indispensable, puisqu'il entend prouver que la Parousie se confond avec la résurrection de Jésus. Mais le critique ne vient pas à bout de sa tâche écrasante : & Il ne s’agit pas de la destruction de Jérusalem, écrit-il, mais d’un abandon du temple par Dieu, d’un châtiment prolongé qui peut impliquer, il est vrai, la ruine de la cité sainte, mais sans que cette catastrophe soit autre chose qu’un incident, dans l’ensemble des dis-

pensations de jugement. » Loin d’ébranler l'interprétation ordinaire de notre passage, ces observations la consoli-

dent. — En ce qui regarde le v. 39, Holtzmann a proposé.

la signification suivante : Le Maître prend congé des pharisiens de la Galilée, et fixe l’époque du revoir à la prochaine fête de Pâques. D’après Wieseler, Jésus déclare qu'il ne

visitera plus Jérusalem, avant l’époque où les pèlerins qui

y monteront, lui adresseront l’habituelle salutation pascale. Dans ce cas, s’écrie Meyer, « nous aurions ici la pensée la plus nulle, enveloppée de la forme la plus pompeuse! Et cela, après l’expression élégiaque, et véritablement tragique, de l’amour méprisé pour Jérusalem!» Weiffenbach partage cette impression ; d'autant plus, qu’il a longtemps cru avec Keim, Meyer, Bleek et d’autres encore, au sens eschatologique de notre passage. Cependant, dit-il, nous avons abandonné cette interprétation, € parce que nous ne

retrouvons pas, ici, les termini technici qui désignent .

habituellement la Parousie, par exemple le mot éoyecdau. (Or, ils’y trouve en toutes lettres! 2oyduevos). De plus, il n’est pas vraisemblable que Jésus ait parlé ainsi devant les pharisiens, ou même devant le peuple. (Nous pourrions, nous aussi, dire qu’il n’est pas naturel de trouver de pareils arguments, sous la plume d’un savant critique; donc, etc.) Troisièmement, s’il s’agit de la Parousie, comment le Seigneur peut-il affirmer qu’on ne le verra pas, si l’on n’a commencé par dire : Béni soit! Or, ce cri constitue bien une condition sine qua non de la vision : £ws &v sirnre, dixeritis. » Mais il est bien permis de se demander si les traducteurs du Nouveau Testament ont tous erré, jusqu’à ce jour, en traduisant, comme suit, le passage en question : « Vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez. » D’après Weiffenbach, il faudrait traduire : « Jusqu'à ce que

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