LA PAROUSIE N’EST PAS EXCLUSIVEMENT HISTORIQUE
La notion de la venue du Seigneur est complexe, et, pour l’embrasser dans son ensemble, on est obligé de l’envisager sous ses divers aspects. Comment s'étonner qu’elle forme
un tout organique, puisqu'elle n’est que le rayonnement
progressif du Soleil de justice, à mesure qu’il s’élève au-
- dessus de l’horizon? Les théologiens ont distingué, dans
l'unité d’un même concept, la Parousie historique, dynami-
que, eschatologique; cette classification est suffisamment
claire et commode, pour que nous en fassions usage; et,
pour en démontrer la légitimité logiqueet scripturaire (1), il
- nous suffira de prouver que chacun de ces trois points de vue, considéré séparément, est une source inépuisable d'erreurs.
me La première question est donc celle-ci : la Parousie, dite
(4) « La Parousie de Christ est consommée lors de sa dernière venue,
mais nesidentifie pas avec elle. Elle commence en principe avec la
résurrection (Jean 16/16); elle continue comme puissance à travers la
période de la Nouvelle alliance (Jean 14/3 à 19); elle est consommée à
l'apparition finale du Seigneur (Mat. 25/31; 1 Corinthiens 15/23, etc.) »
(Lange: Commentaire sur Matthieu).
historique, est-elle la seule et unique venue dont il soit
question dans nos livres saints? Nous avons sous les yeux un volume in-8 de 260 pages, qui répond affirmativement [The Parousia : A critical inquiry into the New Testament doctrine of our Lord’s second coming; Londres 1878. — Cf. aussi Hampden : The Christ has come. The second Advent an Event of the past).
Dans sa préface, l’auteur s'élève contre ceux qui prêchent à l’Église le devoir d'attendre le Seigneur. « Les premiers
chrétiens, écrit-il, se croyaient à la veille d’une catastrophe;
mais si les chrétiens actuels ne sont plus dans la même
situation, ils manqueraient à la vérité, en affectant d’espé-
rer ce qui ne saurait être, aujourd’hui, l’objet de notre espérance. Le même événement ne peut être imminent, à deux mille ans de distance! » Passant, alors, à la démonstration de sa thèse, l’auteur cite la dernière prophétie de l’Ancien Testament : « Voici, j’enverrai mon messager; il préparera le chemin devant moi. Et soudain, entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez, et le messager
de l’alliance que vous désirez. » C’est l’annonce d’un juge-
ment, puisque le voyant ajoute : « Qui pourra soutenir le
jour de sa venue? Qui restera debout, quand il paraîtra? » C’est, en effet, « le jour grand et redoutable » (4/5), le jour .
dont il est question dans l’Apocalypse, en ces termes : « Montagnes, tombez sur nous; car le grand jour de sa
colère est venu!» (Ap. 6/17) un jour, enfin, qui ne désigne
pas la première venue du Seigneur, mais la seconde. Or,
la subite irruption du Seigneur dans son temple, vise la catastrophe nationale où périt Jérusalem. Done, le prophète
Malachie (suivant l'observation de Hengstenberg) ne fait pas même allusion au ministère du Rédempteur ici-bas;
mais il suspend, au-dessus du peuple élu, une « menace »
dedans sit ie oi gp de ES À 6 6 naméd dé 3 cn er Ad 1 0