TP AIO PE
LA PAROUSIE DYNAMIQUE 293
ne pouvons accepter les distinctions qu’il statue, dans
Penseignement du Maitre, entre ses concepts « quantitatifs » et leur contenu « qualitatif, » qui seul importe. On nous suggère, par exemple, que Jésus, en affirmant que les anges l’accompagneront à la Parousie, veut simplement déclarer par là qu’il établira le Royaume céleste par des moyens surnaturels. On avance, aussi, que si l’idée de règne est l’essence de l’idée de royaume, il suffit que l’Église actuelle salue en Jésus-Christ son roi, pour que le Royaume des cieux existe, c’est-à-dire une manifestation, ici-bas, de célestes influences. (Ein Himmelreich, d. h. eine Realisierung himmlischer Zwecke, Güter, Gaben, Kräfte auf der Welt]. Enfin, on conclut ainsi : « Quand Jésus racontait une parabole, il fixait sa pensée sur un seul point, et tous les autres traits du récit n'étaient que des enluminures, de même, quand il prophétisait, il marchait droit au but sans se soucier des détails du développement, pure question de forme. En un mot, son intention n’était jamais de tracer un tableau de l’avenir, mais d'adresser un appel aux consciences » (Nicht Zukunftsbild sondern Paränese).
‘On le voit, c’est un véritable système, et qui prend pour mot d'ordre : À bas la théologie, vive la religion! L’idéalisme se débarrasse ainsi des affirmations dites dogmatiques, en les traitant « d’exhortations parénétiques. » Mais après avoir dissous le Dogme par l'Histoire (le rationalisme par le moralisme) on dissout l'Histoire, par l’Idée (le contingent
par Péternel). En face de l’Idée, seule réelle, il ne subsiste
plus qu’un fantôme de nature; et celle-ci disparaît à son tour : « Le Royaume de Dieu, c’est la communion avec Dieu. Or, cette communion est un fait intérieur, absolument indépendant de toute forme extérieure de la vie. Donc, la forme que prendra cette vie à la consommation des temps,
ne sera que l’organisme correspondant à la réalité de la communion avec le Père, et par conséquent, aux yeux de Jésus, un simple accessoire. » *
Il serait difficile de pousser plus loin le mépris de la nature et la méconnaissance des lois substantielles qui
régissent, à tous les degrés de l’être, la révélation concrète …
et dynamique de Dieu dans l’univers. La formule de Haupt
est caractéristique et décisive; il vaut la peine de la repro- à
duire dans le texte original : « Alles, was mit der Endvollendung eintritt, ist aber doch nur die diesem Wesen (1) entsprechende Lebensform, ist ihm darum nur Nebensache. » Nous avons introduit plus haut, dans notre traduction de ce passage, le mot d'organisme, parce que nous ne pouvons attribuer gratuitement à Haupt une pensée que
notre cerveau se refuse à concevoir : savoir qu'une forme
vitale, appropriée à l’essence intérieure qu’elle enveloppe,
ne serait qu’un accessoire de ce principe immanent, je ne
sais quel développement parallèle à l’activité créatrice dont elle devrait émaner. C’est bien là ce qui semblerait ressortir de la lettre de notre citation ; mais, encore une fois, nous nous refusons à tolérer, même hypothétiquement, l’'admission d’un pareil non-sens. D’autre part, il est vrai, si nous supposons que Haupt admet une relation organique entre
l’âme et le corps, entre la graine et la fleur, nous restons
stupéfait devant l'affirmation inattendue que les formes de la vie à venir, expression normale de la communion
avec Dieu, loin d’être une adaptation adéquate entre l’exté-.
rieur et l’intérieur, constitueront une superfétation arbitraire. Il vaudrait mieux être logique jusqu’au bout, et
(41) C'est-à-dire à La communion avec Dieu : « religiossittliche Gemeinschaît. »
ne: iii à sd) REED PSN ROT S LAE bé ve Eclat à
* ae mis 10 Le se FT PT PORT ET CR CO TOR TS PT PE CE IT SP ST
supprimer Po anis de la nature. Les lecteurs AR :
sauraient au moins à quel système ils ont affaire, et ils “0 donneraient aux exégètes « spiritualistes, » adversaires de ne fe ur, À la matière et prétendus adversaires de la métaphysique, le Fi 5 nom que l’histoire des écoles philosophiques leur impose, Lu ‘4 titre PACELARIES transcendants (1). | 2 p 174 2 RAR “i x RUES | à Ê : "3 nu | 14 LR ÿ cmd
CE Ver
Loge CE Ver
Fe
* M STRA EU PDT
fé:
* à KG ie
# 2 hi TE Le
{ ) Qu'o on médite l'exemple de Swedenborg. Il commence par poser, ù comme un axiome, le développement illimité dans l’avenir; donc, pas de fin. Mais alors, que signifient les prédictions relatives au retour du Seigneur? Cette venue sera la révélation du sens spirituel des Saints XÈ Livres, dont la gloire à été jusqu'ici obscurcie de nuages. Ce sera donc dE bien un relour glorieux du Maitre sur les nues. À
Den TE
LA PAROUSIE