LE ROYAUME
(LES CONCLUSIONS :, Pars ædificans) ()
Introduction. — Notre vrai sujet : Le Royaume. — Pourquoi le premier volume sur la Parousie. — Thèses sur la Parousie. — Plan.
Chapitre T. (Page 23). EXAMEN D3s TEXTES. — (A) Le Royaume historique. (Royaume des cieux, Royaume de Dieu). — (B) Le Royaume progressif. — (G) Le Royaume futur. (Royaume des
cieux, de Dieu, de Christ, de Dieu et Christ, le Royaume). — (D) Le Royaume amphibologique. (Royaume des cieux, de Dieu, de Christ, de David). — (E) Le Royaume ndélerminé. (Royaume des cieux, de Dieu, de Christ, le Royaume). — (F) Le Royaume spirituel.
Chap. IT. (Page 39). QU’EST-CE QUE LE ROYAUME? — Il se forme autour du Roi. — Jésus n’est pas encore le Christ. — Le Royaume n’est ni spirituel, ni ecclésiastique, mais eschatologique. — Le Royaume dans son sujet, son objet, son mode. — Royaume des psalmistes et Royaume des prophètes. — Royaume de la puissance, Royaume de la grâce, Royaume de la gloire. — Royaume des évanvélistes et des apôtres. — La terre nouvelle ou céleste. — L'État a été le chef-d'œuvre dupaganisme; l’Église, le chef-d'œuvre du christianisme; la Société sera le chef-d'œuvre du messianisme.
Chap. IIT. (Page 52). LES FAUSSES DÉFINITIONS DU ROYAUME. — (A) Le Royaume purement eschatologique (Ciel, Millénium, État
juif, Progrès, Providence). — (B) Le Royaume purement actuel (Lois de la nature ou de la civilisation, Église, moralité, vie chrétienne, souverain bien, etc.). — Exemples de fausses définitions. —
Méfiance universelle à l'égard de l’Eschatologie, — Le christianisme à fait un faux départ.
(1) Le premier volume contient « les prémisses » (Pars destruens).
16 SOMMAIRE ANAEYTIQUE
Chap. IV. (Page 63). Rrrseue à remis au premier plan la notion du Royaume. — Critiques de Wegener : « Ritschl est Phéritier du
rationalisme de Lessing, Wolf, Kant, etc. — Ses précurseurs en théologie : Stäutlin, Tieftrunk, Schott, De Wette, Marheinecke, Theremin. — De la dialectique de Ritschl. — Sa définition du Royaume. — Il s’est attaché à cette idée parce qu’elle offre les éléments d’une
formule théologique. » — Wegener à raison d'affirmer que Île Royaume ritschlien n’est pas le Rôvaume biblique. — IL à tort de
s’opposer à la téléologie. — Distinction entre les tendances téléologiques ct les préoccupations eschatologiques.
Chap. V. (Page 82). LA NOTION DU DEVENIR, DANS L'ÉVOLUTION-
AISME, à son point d'attache dans le passé, — Évolution et évolu- .
tionnisme, fait et hypothèse. — (A) L'évolutionnisme et la science : Spencer, Payot, Renan. — Parallèle entre les intuitions de « L'avenir de la science » et les tendances caractéristiques du messianisme. — (B) L'évolulionnisme el l'art : Guyau, Tolstoï, etc. — (C) L'évolutionnisme el lu philosophie sociale : Comte, Desjardins, Izoulet, Kidd, etc. — (D) L’évolutionnisme et la religion : Lyman Abbott, Drummond, Sabatier.
Chap. VI. (Page 116). DÉFINITION DE L'ANTICHRISTIANISME, — Le christianisme est battu en brèche par l’incrédulité qui le hait, le cléricalisme qui le défigure, le protestantisme qui veut le réformer. — Au sein de la chrétienté évangélique il y a triple crise : dogmatique, éthique, ecclésiastique, |
$ 1. LA CRISE poGMATIQUE (Page 119), se constate, d’abord, chez ceux qui essayent de croire autrement (Kaftan, Roberts, Reinhardt) ensuite chez ceux qui défendent la croyance traditionnelle : les prédicateurs contemporains, les catéchètes, les dogmaliciens, (Bauvier, Bovon). |
$ 2. LA CRISE ÉTHIQUE (Page 137). — L'idéal de Malcbranche et l'idéal de Sully Prud'homme. — La religion n'avant pas réussi à unifier la conduite, on cherche cette unité par la morale, — La nouvelle anthropologie. — La nouvelle conception du providentiel. — La nouvelle évangélisation.
AT nn
$ 3, La enrse gecLésiAsrIQuEe. (Page 447). — S'étend à l’Église universelle, — Confusion éntre le christianisme et le cléricalisme. — Éloignement des masses protestantes pour leurs églises (Allemagne, Angleterre, États-Unis). — Enquête sur l’Évangélisme : témoignages d'Allemagne, de Hollande, de Suisse, de France. — Verdicts de Blumhardt, Stead, Ruskin, Drummond, ete, — L'œuvre de l’Église poursuivie hors des cadres de l'Église.
Chap. VIE. (Page 159). La triple crise de la chrétienté constitue le facteur principal de la réforme qui transformera le christianisme en messianisme. — La doctrine du Royaume peut seule combler les lacunes signalées dans les trois domaines examinés (Dogme, Morale, Église).
SA. Le RoyAuME ET LE poGme. (Page 161). — La doctrine de l'Écriture, Retour au réalisme hébreu. Croire à l'inspiration de la Bible, c’est croire à l'inspiration de l’histoire, et croire à l’inspiration de l’histoire, c’est croire à l'inspiration du Fils de l’homme, centre des âges. — Rothe, Bovon.
Doctrine de Dieu. (Page 166). — Le Dieu de lhébraisme n’est pas une entité métaphysique dont les attributs, en se multipliant, agoravent la responsabilité devant un monde comme Île nôtre. — Ce n’est peut-être pas au début des choses qu'il faut placer la toutepuissance absolue, mais à la fin, — La théodicée évangélique restera sur le terrain du dynamisme rédempteur ; elle affirmera, comme Jésus, la sainteté du Père et la responsabilité de l’homme, mais elle ne formulera plus, sur lorigine du mal physique ou moral, des affirmations philosophiquesétrangères à l’enseignement du Maître.
Doctrine de l’homme. (Page 172), — Ce n’est pas une théorie de la création qui fournit la vérité sur lPhomme, c’est le devoir de collaborer à la consommation de l’œuvre divine, — Le péché, c’est ce qui nuit à établissement du Royaume, à l’éclosion de l’humanité. — L'humanité se fait, — Unité essentielle de tous les hommes ; chute collective et relèvement collectif,
Doctrine de Christ. (Page 175). — L’affirmation de l'unité substantielle du genre humain est liée à un renouvellement de la
christologie, — Le Fils a toujours constitué en Dieu la prophétie de l'humanité normale, du Royaume. — Extension de la doctrine de l'incarnation. — Le Médiateur réconcilie l’homme avec Dicu, en montrant Dieu à l’homme, et Dieu avec l’homme, en montrant l’homme à Dieu. — Au Calvaire, l’innocent n’est pas mort à la place de l'humanité, mais lhumanité est morte en la personne de l'innocent. — « Christ est mort, bien plus il est ressuscité. » Son supplice est la crise nécessaire et décisive dans l’évolution victorieuse de la royauté messianique.
Doctrine du salut. (Page 181). — Sans un rapport de cause à effet entre Ja foi qui sauve et le salut, la foi dégénère en simple croyance. — Le salut, c’est la vie. — La doctrine ultra-protestante du salut par la foi croyance est l'affirmation que Dieu peut sauver l’homme sans l’homme; la doctrine ultra-catholique du salut par la foi mérile est l'afirmation que l’homme peut se sauver sans Dieu. — La doctrine messianique du salut par'la foi au Christ est l'affirmation que l’être humain est sauvé de l’égoïsme et de la mort, dans la mesure où il consent à se laisser « saisir par Christ. » — Qu'est-ce qu'un chrétien? — L’eschatologie ne peut plus être reléguée à la fin du système de la pensée chrétienne. — La vie à venir ne sera pas la vie ailleurs. — Identification du « ciel » avec la Terre nouvelle.
Apologétique. (Page 192). — Celle de l'avenir : moins préoccupée du comment que du pourquoi. — Non l’apologétique de l'évidence, mais celle de l'obligation. — Quitter le terrain de la logique pour celui de la biologie. — Attitude moins négative et plus positive, construire au lieu de réfuter. — Fondée sur l'expérience spirituelle. — La foi est un germe qui veut une atmosphère respirable, celle du messianisme. — Le Fils de l’homme n’est pas venu fonder une religion. — La valeur de l'Évangile se mesure à celle de la société qu'il suscite. — Les apologètes se sont mis trop tôt à l’œuvre. — Reinhardt.
S2. Le ROYAUME ET LA MORALE. (Page 198). — L'espérance chrétienne implique la confiance en la vie. — Pourquoi vivre? — La transmission de la vie a pour but de perpétuer la forme humaine et la substance du corps de Christ. — La foi est un moyen dont la vie est la fin. — Subordination de’ la Dogmatique à l’Ethique. —
Schleiermacher, Kant, Fouillée, Brothier, Secrétan, — L'acte moral est un acquiescement au programme du Messie. — Renouvier. — L'Oraison dominicale. — Synthèse du sacré et du profane. — L'idéal n’est pas de se préparer à la mort. — Transfiguration du malheur et du bonheur. — Lacunes de l’individualisme. — Réduction des dualités (foi, œuvres, etc.). — Primauté de la charité. — La Conciliation par l'activité. — Le Fils de l’homme, incarnation de la conscience. — La morale christocentrique.
$ 3. Le RoyAuME ET L’ÉGLise. (Page 217). — Définitions de l'Église : Jalaguier, Vinet, Matter, Bovon, H. Bois. — Ultra-individualisme. — Unité fondamentale de l’ancienne et de la nouvelle alliance. — L'Église est orientée vers l’avenir par ses liturgies, ses sacrements, ses fêtes. — Elle est un organisme en croissance. — Infidèle au Messie, dès qu’elle cesse de lutter, expressément, pour l’organisation du Royaume de Dieu sur la terre. — Pourquoi Îles églises évangéliques ont perdu une part de leur influence religieuse, morale, sociale : l'esprit moderne place l’action au-dessus de la théorie, la vie au-dessus de la religion, la fraternité effective audessus de la liberté abstraite. — Cet esprit moderne est lesprit du christianisme futur, travaillant la chrétienté pour la ramener à
l'Évangile. — Les messianistes. — Que signifie Jésus-Messie? — L'Église retrouvera l'influence, quand elle retournera à lPOraison dominicale, la prière du Royaume. — Réveil religieux cet réforme
sociale. — L’évangélisation évangélique. — Christianisme social, — Fallot. — Herron. — L'homme d'église et l’homme de Dieu. — Jésus laïque. ;
Chap. VIII. (Page 251). LA RÉFORME DU CATÉCHISME. — J. Le Royaume des ténèbres. (10 La société contemporaine, ou la loi de Dieu violée dans le présent, — 20 La crucifixion du Saint, ou la loi de Dieu violée dans le passé. — 39 La chute, ou la loi de Dieu violée dès l’origine). — Méthode inductive. — LI. Le Roi Sauveur. (El vit, il a souffert, il règnera). — 111. Le Royaume de la lumiere. {o Le Royaume dans les cœurs. (La souffrance, ou le salut cherché, — la conversion, ou le salut trouvé, — la sainteté, ou le salut possédé, — la mission, ou le salut propagé). — 20 Le Royaume dans le monde. — En quoi ce catéchisme est nouveau : Petit catéchisme
de Luther, Institution de Calvin, catéchisme de Heidelberg, confession de Westminster, Shorter catechism. — Catéchismes contemporains.
Chap. IX. (Page 273), LA RÉFORME DES ÉTUDES THÉOLOGIQUES, — La doctrine du Royaume ne se laisse pas surajouter à un enseignement dogmatique. — Elle est l’ossature de l'organisme encyclopédique. — Le pasteur évangéliste. — Où en est l’étude des questions sociales dans les Facultés de théologie, en France et à l'étranger ?— Les résultats d’une enquête : Chicago, Boston, Andover, Europe. — On aura beau fonder des chaires de sociologie chrétienne, organiser des colonies universitaires dans les faubourgs, rien ne sera fait si la préparation à l’apostolat ne découle pas, logiquement, des prémisses posées par l’enseignement scientifique. — Négation explicite ou implicite du Royaume. — Le triomphe du Messianisme dans la pensée chrétienne assurerait à celle-ci une entière liberté. :
Chap. X, (Page 290). Reprenant LA DEVISE DES RÉFORMATEURS, il faut retourner aux Écritures, c’est-à-dire à l’hébraïsme. — Individualisme outré des liturgies, cantiques, versions bibliques. — Qu'est-ce que le biblicisme authentique? — L’Antisémitisme traditionnel (Luther, Léon XIII). — Le retour à lhébraïsme sera un retour à la vraie notion du peuple hébreu, considéré dans son Idée, comme porteur de la pensée messianique. — Sionisme. — Judéochristianisme : Rabinowitsch. — Le christianisme évangélique évolue vers l'hébraïsme. — Renaissance littéraire des intuitions bibliques en psychologie, sociologie, philosophie de l’histoire. — Réaction contre l’hellénisme. — On cessera d’accuser l’esprit hébreu de matérialismé et de particularisme. — Ceux qui essayent de dénationaliser le Messie ont raison, dans la mesure où ils essayent de dégager le Sauveur des entraves du judaïsme. — Le judaïsme proprement dit est un hébraïsme dégénéré. — Retour de la théologie occidentale au réalisme scripturaire. — L'Église s’exprimera, en matière de dogme, avec la sobriété des Écritures. Exemples. — Simplifier la foi au nom de la raison, c’est la tuer ; la simplifier au nom de l'Écri- Lure, c’est la vivifier. — Travailler pour l'hébraïsme, ce n’est travailler ni pour lorthodoxie, ni pour le rationalisme. — Symptômes encourageants : l'appel au « Jéhovisme. »
Chap. XI. (Page 319). CoNcLusIONS. — L'espérance chrétienne,
c’est l’espérance messianique, celle des prophètes. — Le Royaume, seule justification possible de la Création (encore inachevée), est un idéal à contempler, un programme à réaliser. — C’est ainsi que
Jésus à compris l'œuvre des prophètes ; il s’est porté champion du vrai messianisme hébreu contre le faux messianisme juif. Il a préconisé lÉvolution sociale inspirée par l'Évangile du Royaume, tandis que les pharisiens prêchaient la Révolution, activée par le fanatisme de la Religion. — Opposition entre le prophétisme (qui gravite autour de la conscience) et le cléricalisme (qui gravite autour du prêtre), — Le Messie n'ayant pas voulu d'une réforme sociale sans un renouvellement moral, on 1e tua. — Mais il comprit que son sacrifice jetait les bases de sa royauté, et FÉglise eut mis-
sion de poursuivre l’œuvre commencée. — Le catholicisme : confusion du Royaume avec l'Église. — Les Réformateurs ont partagé
celte errcur : ils sont restés fidèles à lidéal ecclésiastique de la chrétienté dégénérée, elle-même infidèle à l'idéal messianique. — Celui-ci cherche à se dégager, et après avoir provoqué la crise du Judaïsme et celle du Catholicisme, il provoque celle du Christianisme. — Choisir entre le christianisme traditionnel (catholique ou semi-catholique) et le christianisme du Christ. — L'humanité ne peut fonder La terre nouvelle où la justice habitcra, mais la sociéle nouvelle d’où l’on bannira l'injustice. — Le plus court chemin de la terre actuelle (œuvre du péché), à la terre future (œuvre du Libérateur), passe par une société nouvelle (œuvre de l’homme). — Parallèle entre les chrétiens et les socialistes ; les uns prêchent un Messie sans messianisme; les autres, un messianisme sans Messie.
Chap. XIL, (Page 842). Les OBJECTIONS :
A. Votre doctrine est fausse. — B. Injuste envers les anciens. — CG. Incomplète : le christianisme social n’est pas tout le christia-
nisme. — D. Dangereuse : c’est du rationalisme, du catholicisme, du judaïsme, du socialisme, du panthéisme. — E. Obscure, —
Réponse aux objections.