‹ L'espérance chrétienneChapitre 34 sur 52 · PAPER PONT EUR RTL ALT · texte numérisé non relu

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propitiatoire du Calvaire à l’avènement du Royaume de

Dieu, comme le moyen à la fin suprême.

Il nous suffit donc de prendre au sérieux l’écriteau royal fixé sur la croix pour être amenés à considérer, en celui-là même qui a souffert, celui qui rêgnera; et c’est le troisième chapitre de la deuxième partie consacrée au Roi Sauveur. Ici, nous montrerons la souveraineté de Jésus-Christ révélée par l'originalité royale de sa personne, puis par ses propres déclarations sur lui-même et par les actes dont il les appuyait, enfin par sa Passion, et les trois grandes réalités qui appartiennent organiquement au même tout: Æésurrection, Ascension, Retour. Cette dernière notion, en particu-: lier, sera interprétée à la lumière du prophétisme hébreu ; car la doctrine de la Parousie est la formule scripturaire de l'espérance messianique, celle que saint Paul exprimait en ces termes, au sujet du Christ: QIL faut qu’il règne ! » C’est ici que nous insisterons sur le rôle social et religieux d'Israël, en qui s’est concentrée cette aspiration séculaire vers le Royaume de Dieu, laquelle flottait, diffuse, dans humanité ambiante. Nous montrerons que le peuple hébreu ne se contenta point d'affirmer la venue d’un Roi juste et pacifique, destiné à gouverner le monde, mais que

la prophétie en action précéda et corrobora la prophétie en paroles ; et, en effet, la race élue fut elle-même la muette figure du libérateur promis, une vivante prophétie, par le mystère même de son apparition et de son monothéisme, par ses trois institutions principales, toujours inspirées par l'idéal de la théocratie (Sacrificature, Prophétisme,Royauté), et enfin par sa mission de douleur, de courageuse prédication, et d’indomptable espérance. Ainsi enracinés dans le sol même de l’histoire, il nous sera aisé d'ajouter que l’apparition du Nazaréen n’a réalisé qu’en partie les prédictions

de l’hébraïsme. Certes, il a manifesté sa Albi ici-bas, mais É s’il est mort en roi, il est mort en roi vaincu. Et c’est pour- “3 quoi, l'humanité chrétienne attend toujours la pleine mani- 4 festation du Messie annoncé par la prophétie, et linauguration d’une terre nouvelle, affranchie de la souffrance et du

Se

péché. « Viens Seigneur Jésus, viens !» telle est la prière de

cp.

M'Éolisenret à E Et nous savons que notre requête sera exaucée, car celui que nous invoquons est celui qui a souffert afin de pouvoir E régner. Puisque « Jésus est le même hier, aujourd’hui, éter- : : nellement, » quand nous affirmons que le crucifié du Cale vaire est vivant, nous déclarons qu’il est prêt à tout souffrir “4 encore, dans la personne de ceux qu’il inspire, pour obtenir # l'établissement du «Royaume de la lumière.» 4 Cette considération nous amène, sans effort, à notre troi- 4 sième partie, et nous passons, tout nâturellement, de la 1 contemplation du Roi Sauveur, à la contemplation de son 4 œuvre actuelle et future au sein du genre humain. Le à ; Royaume de la lumiêre, appelé Royaume des cieux. ou Royaume de Dieu, c’est notre terre actuelle transfigurée par < la justice. Mais ce Royaume divin s'établit ici-bas dans la E mesure où il s'établit dans les cœurs, car ce sont les indi- … vidus qui font les familles, les mœurs, les institutions, les E lois, les nations, les églises. C’est pourquoi, avant de recher- 4 cher comment le Royaume de Dieu se fondera dans l’huma- à 1

. manité en général, il nous faut rechercher comment il se. fonde en chaque homme particulier. De là deux sections : le Royaume dans les cœurs, et le Royaume dans lemonde. “4 (Ici encore, par conséquent, nous suivrons la méthode ; inductive, et nous partirons, une fois de plus, de ce qui. 1 existe, pour aboutir, non PI à ce qui a existé (comme dans 4 +

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la première partie), mais à ce qui CHU,

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