‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 51 sur 97 · ACTE III. ^J · texte numérisé non relu

ACTE III. ^J

cez, M. Whartou. Vous êtes le père du prisonnier?

WHARTON

Il est mon fils unique.

AVILSON.

Savez-vous pourquoi il s'est rendu chez vous ?

WHARTOU.

Comme il vous l'a dit , pour me voir , ainsi que ses sœurs.

WILSON

Était-il déguisé ?

Il . . . , il n'avait pas l'uniforme de son corps^

WILSON

Combien y avait-il de temps qu'il ne vous avait vu ?

WHARTON

Quatorze mois.

WILSON

Et vous pensez qu'il n'est venu que pour vous voir?

WHARTON

Moi et mes filles.

AVILSON.

Êtes-vous certain que votre fils n'avait pas reçu une mission secrète du général Clinton, et que sa visite chez vous ne couvrait pas d'autres projets ?

WHARTON

Comment pourrais-je le savoir ?

WILSON

Et savez-vous comment il s'est procuré ce laissezpasser qu'on a trouvé entre ses mains ?

"WHARTON

Non , sur mon honneur !

wiLsoN , faisant signe à TVliarton de s'asseoir, et s' adressant h Henri,

Si vous n'avez rien de plus en votre faveur , capitaine Wharton , il nous sera impossible de vous absoudre. Nous ne sommes juges que des faits -, et vous avez été arrêté dans des circonstances qui vous condamnent. Quanta vos intentions, nous ne pouvons les juger que sur des preuves , et c'est vous qui devez nous les fournir. Prenez le temps d'y réfléchir ; nous ne vous pressons point.

HE^RI

Je n'ai aucune preuve à donner : je suis innocent.

WILSON

Major Dunwodie, crojez-vous fermement que l'accusé n'avait pas d'autre dessein que celui qu'il a avoué?

i)UNA\ oDiE , se levant.

Je le garantirais sur ma vie.

WJLSON.

En prêteriez- vous serment ?

DUINAVODIE.

Comment pourrais-je allirmersous sernieul quelles

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