Guelle. Précis df^s lois de la guerre. T. I, p
4. L'article 94 du Service en campagne de 1832 disait à ce sujet :
« Il est quelquefois utile de simuler, sans affectation, à l'approche des parlementaires, des mouvements propres à les induire en erreur. On peut aussi interrompre précipitamment ces mouvements, comnoe si l'on avait à craindre d'en laisser pénétrer Tobjet ».
26 CHAP. I. — DBS ESPIONS
Les Règlements militaires ont tous prévu le cas où le parlementaire chercherait à obtenir des renseignements. De minutieuses précautions ont été prises (1) pour « éviter que l'emploi de parlementaires ne soit une ruse destinée à procurer sur les forces et les positions de Tennemi des renseignements que l'on ne peut obtenir autrement » (2).
Tout le monde sait que, pour faire reconnaître de loin sa qualité, le parlementaire est accompagné d'un trompette portant un drapeau blanc, symbole de paix.
i. L'Instmction pratique sur le service de Pinfanterie en campagne^ de 1903, dit à ce sujet :
Parlementaires. — Art. 41. — Lorsqu'un parlementaire se présente, les sentinelles l'arrêtent en dehors des lignes et le font tourner du côté opposé au poste et à Tarmée. Le chef du petit poste vient le reconnaître, prend ses dépêches et les envoie an commandant de la grand'garde.
Celui-ci en donne reçu et les fait parvenir sans retard au chef des troupes par l'intermédiaire des avant-postes.
Pour éviter toute indiscrétion, le chef du petit poste reste auprès du parlementaire ; à l'arrivée du reçu des dépêches, celui-ci est immédiatement congédié.
Si le parlementaire demande à être reçu par le commandant des troupes, le chef du petit poste lui fait bander les yeux, ainsi qu'à son trompette, et les conduit an petit poste où ils attendent Tordre d'introduction Cet ordre ne peut être donné que par le commandant des troupes lui-même.
Tandis que le trompette reste au petit poste, le parlementaire est envoyé, les yeux bandés, à la grand'garde, d'où un officier le conduit à la réserve des avant-postes, puis au commandant des troupes. Il est ramené avec les mêmes précautions au poste où il s'est présenté. Dans certains cas, le parlementaire doit être retenu temporairement ; par exemple, quand il a pu recueillir des renseignements ou surprendre des mouvements qu'il importe de tenir cachés à l'ennemi.
Toute conversation avec un parlementaire est rigoureusement interdite.