‹ L'espionnage militaire en temps de guerreChapitre 36 sur 108 · PiLLBT. Les lois actuelles de la guerre, p · texte numérisé non relu

PiLLBT. Les lois actuelles de la guerre, p

§ I. — l'espionnàgb bst^il négbssàirb ? 77

« Autant il importe à un général de cacher ses projets, autant il doit s'enquérir de ceux de ses adversaires. Il ne négligera rien à cet égard. Sans avoir une foi aveugle dans les espions, il en entretiendra et les payera bien. Il est utile surtout de se procurer des intelligences avec les employés des états-majors >, dit Marmont dans son ouvrage : Esprit des institutions militaires.

Enfin Bugeaud estime que « l'espionnage est une des parties les plus importantes de Tart de la guerre ; le général qui saura l'employer habilement en tirera des avantages considérables ; il épargnera des fatigues et des combats à ses troupes et obtiendra souvent, sans pertes et sans périls, des résultats que, faute de renseignements précis, il eût été obligé d'acheter par des marches et des contre-marches sans fin et beaucoup de sang répandu. »

On ne peut nier la compétence de Bugeaud : un de ses lieutenants affirme en effet que <k tout lui était rapporté avec exactitude, non seulement les mouvements de l'ennemi (il s'agit de la campagne contre les Marocains), sa force, les positions qu'il devait prendre, mais, chose qui paraîtra incroyable, et cependant ceci est de l'histoire, il savait jusqu'aux conversations tenues sous la tente impé* riale » (1).

En théorie, tous les hommes de guerre sont donc unanimes à reconnaître la nécessité de l'espionnage dont, en fait, ils ont usé de tout temps.

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