‹ L'espionnage militaire en temps de guerreChapitre 43 sur 108 · I II. — ORGANISATION DE L*ESPIONNAGB · texte numérisé non relu

I II. — ORGANISATION DE L*ESPIONNAGB

« Quand on ne peut amener les premiers au commandant en chef, on les interroge individuellement d'une manière adroite et prudente, de façon à pouvoir déduire la vérité de l'ensemble de leurs réponses. »

¥ Cet interrogatoire porte sur les corps de troupes, les corps d'armée, les noms des généraux, les derniers cantonnements occupés, les marches, Tétat de l'armée ennemie, sa situation morale, etc., etc. »

« Quand les événements ne permeltent pas de procéder immédiatement à cet interrogatoire, il faut au moins prendre note des noms et des numéros des régiments. Cela permet d'en déduire la répartition des forces ennemies. »

Bugeaud, qui conseille l'emploi des espions, à condition d'être très prudent, très méfiant avec eux, dit(l) :

« Le chef d'une avant-garde ou d'un corps qui ne se trouve qu'à une marche environ de l'ennemi, doit épier soigneusement tous ses mouvements. Un système d'avantpostesjudicieux,et quelquefois des détachements de nuit sur des roules de communication ou d'une certaine fréquentation de l'ennemi, lui en fourniront les moyens beaucoup mieux que les espions. On saisira des voyageurs, des ordonnances, des cantiniers, etc., etc. Tous ces individus seront scrupuleusement interrogés et séparément. Leurs réponses seront écrites. C'est par l'accord et Tensemble de ces divers rapports qu'on jugera la vérité. Une déclaration faite par trois voyageurs arrêtés sur diverses routes, ne se connaissant pas, ou n'ayant pu se concerter, vaut beaucoup mieux que les assertions d'espions, souvent traîtres et toujours trompeurs. »

i. Bugeaud. Aperçus sur quelques détails de la guerre.

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