‹ L'espionnage militaire en temps de guerreChapitre 47 sur 108 · GHAP. III. ~ L*ESPIONNAGE AU POINT DE VUE MILITAIRE · texte numérisé non relu

GHAP. III. ~ L*ESPIONNAGE AU POINT DE VUE MILITAIRE

qu'après en avoir obtenu tous les renseignements qu'ils étaient en mesure de fournir. Enfin, pendant la guerre de Sept Ans, les jésuites eurent un rôle très important.

De tout temps, les femmes ont joué merveilleusement le rôle d'espion, et c'est presqu'un proverbe que cite von Decker (1), lorsqu'il dit : « Un secret qui ne peut se savoir ni par les femmes, ni par les hommes d'église, ne se saura probablement jamais, i»

L^ntérôt, la passion, Tamour-propre, parfois la curiosité et la vanité décideront les femmes honnêtes comme les autres ; elles éveillent rarement les soupçons, et, lorsque la beauté s'ajoute à la ruse féminine, elles réussissent là où un homme se serait montré incapable ou inhabile.

La correspondance de Napoléon y fait de fréquentes allusions, et M. Froment cite de nombreux exemples d'espionnage féminin (2).

On peut, dit le colonel Klembowsky, utiliser les femmes de deux façons : soit en ayant recours directement à leurs services, en leur faisant faire à elles-mêmes le métier d'espion, soit en envoyant certains agents qui, se faisant passer pour comtes, princes ou barons, jettent l'argent par les fenêtres, font la cour aux maîtresses ou aux femmes des personnages haut placés, et cherchent à se faire révéler par elles des secrets qu'elles peuvent apprendre, d'une manière ou d'une autre, de leurs protecteurs ou de leurs maris.

i. Général von Decker. La petite guerre,

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