‹ L'espionnage militaire en temps de guerreChapitre 50 sur 108 · Frédéric IL Instructions militaires · texte numérisé non relu

Frédéric IL Instructions militaires

g II. — ORGANISATION DE l'eSPIONNAGE 109

Quels que soient les choix, une prudence extrême s'inipose. Tel qui montre au début beaucoup de zèle pour gagner la confiance, abusera ensuite de cette confiance pour tromper son supérieur.

11 faudra donc, au début, charger Tagent de missions sans importance, et contrôler soigneusement les renseignements qu'il fournit avec les données que Ton tire d'une source sûre : si le résultat de l'épreuve est satisfaisant, on peut prendre Tespion à son service et lui confier des missions sérieuses.

Tout ce luxe de précautions devient superflu, et le défaut provenant du manque decoup d'œil et d'intelligence spéciale pourapprécieravecjustesse une situation aupoint de vue militaire disparaît, lorsqu'on charge un officier de remplir le rôle d'espion ou qu'on réussit à acheter un officier ennemi.

Disons, pour terminer, un mot des guides. On a vu que les espions établis dès le temps de paix en pays ennemi feraient d'excellents guides. A défaut de ces hommes de confiance, « on emploiera la menace et au besoin la force pour obligera servir de guides les paysans, dont Texcuse générale sera qu'ils ne connaissent pas le pays(l). » Les chasseurs, braconniers, voituriers, bicyclistes, etc., seront pris de préférence, vu leur connaissance des chemins.

Comment il faut traiter les espions

« La manière de traiter les espions a une grande influence sur eux; la bienveillance est indispensable, mais

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