‹ L'espionnage militaire en temps de guerreChapitre 51 sur 108 · Cf. De Brack. Avant-postes de cavalerie légère · texte numérisé non relu

Cf. De Brack. Avant-postes de cavalerie légère

ilO CHÀP. III. — l'espionnage kV POINT DE VUE MILITAIRE

n'exclut pas la fermeté. La sévérité est à peu près inutile, el la menace est une faute. La crainte a peu d'effet surTespion. Il sait fort bien quand il est coupable; s'il se voit près d'être démasqué, il ne revient plus et se soustrait facilement au châtiment » (1).

La manière de traiter les espions variera forcément avec l'origine, l'éducation, la situation de ces derniers et surtout avec le mobile qui les a poussés à exercer ce métier.

Quel que soit ce mobile, il faut surtout se garder de laisser paraître le moindre mépris : ce serait une insulte qu'ils ne pardonneraient pas et qui ferait renoncer à l'espionnage celui qui s'y livre par patriotisme.

Au début de la dernière guerre, quand on créa de toutes pièces dans nos armées un semblant de service des renseignements, un commissaire de police en activité s'offrit à notre gouvernement comme agent militaire : il connaissait depuis longtemps déjà la frontière, ayant habité jadis la région et l'ayant parcourue en tous sens. On l'accepta; il donna sa démission, et rendit de très grands services; mais on le recevait si mal, on affichait un tel mépris pour lui, qu'il finit par se lasser et abandonna la partie. Et pourtant, il s'agissait là d'un rôle dangereux, rempli volontairement, en temps de guerre, et pouvant avoir des conséquences fatales pour celui qui s'y risquait. (2)

La méfiance qui règle la conduite du chef des espions, ne doit jamais paraître dans ses rapports avec eux (3) :

1. Général Lewal. Etudes de guerre. Tactique des renseignements.

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