PiLLET. Le droit de la guerre. T. I, p
2. D'après l'estimation de Michel Chevalier. Revue des Deux- Mandes. 15/7 1870.
126 CHAP. III. — L^BSPIONNÀGB AU POINT DB VtB MILITAIRB
Quelle naïveté ! ajoute avec assez de raison M. Froment (1), qui rapporte le fait.
Lors de la guerre gréco-turque de 1897, les Grecs n'ont dû la faveur de ne pas être expulsés de Turquie qu'à rintervention des grandes puissances.
Comme mesure préventive, Bonaparte, premier consul, avait eu recours à un procédé mixte, Téloignement de Paris et rinternementen province.
(( Je vous envoie, citoyen consul, l'état des Anglais qui sont à Paris. 11 y en a beaucoup trop ; envoyez-les à Fontainebleau ou dans toute autre petite ville à portée, en en laissant tout au plus une quarantaine à Paris. La présence d'un si grand nombre d'Anglais à Paris ne peut qu'y faire et y fait réellement le plus grand mal » (2).
Obstacles à la transmission des renseignements
Les renseignements, que l'on n'aurait pu empêcher les espions de se procurer, il faut du moins essayer de les arrêter avant qu'ils soient parvenus à destination.
Trois voies de transport sont ouvertes : la communication peut se faire entre autorités officielles — des particuliers peuvent s'en charger — la presse, plus ou moins consciemment, transmet les renseignements.
Correspondaoce diplomaUqne
La correspondance entre autorités officielles peut suivre la voie de terre ou celle de mer, ou les deux successivement.