SOS CHAP. IV
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des nouvelles sur les opérations militaires et la situation des troupes, sur la quantité et la qualité de Tarmementi des munitions et des ressources militaires... » Cet ordre souleva dans la presse une indignation générale, le châtiment étant hors de proportion avec la faute.
Au cours de la guerre turco-grecque de 1897, les belligérants laissèrent pleine liberté aux reporters : ceux-ci forcèrent par leurs excès l'autorité militaire à prendre contre eux des mesures qui, faute de règlement, purent être taxées d'arbitraires.
Les correspondants de certains journaux se plaignirent de ce que les commandants des armées grecques ouvraient ou arrêtaient leurs lettres. M. BennettBurleigh, du Daily Telegraph, un des plus célèbres War correspondents, écrivait (1) : c Quand j'arriverai à Londres, je ferai connaître la vérité sur les Grecs. Ils nous ont traités, nous autres correspondants, d'une manière honteuse, mutilant nos télégrammes, les publiant à leur manière pour servir leurs intérêts, ouvrant et arrêtant nos lettres, volant les nouvelles qu'elles contenaient. »
Lors de la guerre contre l'Espagne, la presse américaine fut libre au début, et ses indiscrétions firent manquer la tentative du lieutenant-colonel Dorst pour ravitailler les insurgés cubains à Gabanas. Au commencement de juin 1898, la censure américaine interdit à la presse de publier des informations sur le mouvement de la flotte et de Tarmée. Les Espagnols, de leur côté, ont surveillé étroitement les reporters, n'hésitant pas à arrêter tous ceux qui leur paraissaient suspects.
En 1898, lord Kitchener, par son interdiction, vint