‹ L'espionnage militaire en temps de guerreChapitre 88 sur 108 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

200 CHAP. IV. — L*B»PfONNAGB DBVANT LE DKOIT

tatioD signalée cî-dessus des deux correspondants américains du World, la presse des États-Unis employa des reporters anglais, mais sans plus de succès. Vers la fin de mai 1898, deux Anglais, MM. Wigan et Robinson, reporters de journaux américains, furent, malgré leur nationalité neutre, faits prisonniers par les Espagnols, lorsqu'ils voulurent débarquer à Matanzas. Â la même époque, M. Knight, du Times, fut arrêté à la Havane. Comme cette arrestation avait eu lieu en violation de la loi espagnole, il fut remis en liberté sur les réclamations de son journal.

Aux États-Unis, en 1898, le correspondant de VEclair fut arrêté sous l'inculpation d'espionnage. Ayant pu se disculper, il fut relâché le lendemain (1).

Ajoutons, pour conclure, que, si la nécrologie des reporters militaires prouve que leur profession est dangereuse, elle montre également qu'ils n'ont pas toujours observé la neutralité qui leur est imposée, et confirme ainsi l'opinion qui prétend les assimiler à des combattants (2).

En dehors des reporters accrédités, la surveillance de l'autorité militaire s'exerce souvent sur les correspondances de tous les individus faisant partie de l'armée, et même de toutes les personnes qu'il lui plaît. De nom-

Page 1