Dr ZûBLiN. DU moderne Spionage Gesetzgebung, p
YIOLLE 16
crime d'espionnage a-t-il été poussé et par quels moyens? (la dissimulation étant une circonstance aggravante).
5^ Dans la transmission des renseignements: à qui la livraison ou la communication (1) a-t-elle été faite?
Aujourd'hui, chez tous les peuples, une seule et même peine frappe l'espion, quel qu'il soit : la peine de mort. Nous l'admettons pour le traître proprement dit, au sens français du terme. Celui-là est moralement criminel, et il ne mérite aucune pitié. En dehors de cette exception unique, qu'il convenait de faire aussitôt, afin d'éviter toute équivoque, est-il possible d'adoucir ce régime de rigueur extrême, sans aggraver les difficultés de la guerre et les périls des belligérants? Question complexe, qui revient à demander :
En raison de quel fait cette pénalité terrible a-t-elle été adoptée universellement, sur quel principe repose-t-elle et quel est le but poursuivi?
Ce but a-t-il été atteint?
Sinon, ne devrait-on pas chercher à obtenir le même résultat par une législation moins sévère?
Nous n'aurons garde de revenir sur ces définitions subtiles, où « perfide » et « illicite » s'échangent réciproquement, sous couleur de s'expliquer. Il suffit ici, pour répondre, de retenir les propositions qui se dégagent de la discussion avec évidence.
L'espionnage expose aux plus grands périls ceux contre lesquels il est exercé ; ceux-là cherchent à se défendre par tous les moyens : telle est, en fait, l'origine de toutes les pénalités édictées contre les espions. Ce n'est pas parce qu'ils sont criminels qu'on les condamne à mort. C'est