‹ L'esprit au théatreChapitre 126 sur 308 · FE30IE SAUVAGE · texte numérisé non relu

FE30IE SAUVAGE

Sur les tréteaux extérieurs d'une baraque de saltimbanques se dressait une femme qualifiée de sauvage et qui , la tête couverte de plumes, le visage boisé d'une superbe barbe noire, mangeait des étoupes enflammées pendant l'annonce du pître. Elle devait se faire broyer des cailloux sur le ventre, et, à l'aide des dents, soulever des kilos de la plus belle espèce.

Tandis que le pître faisait l'énumération de toutes les merveilles que renfermait la baraque et dont on pouvait se réjouir la vue moyennant le modique prix de dix centimes, la femme sauvage servait de point de mire à un paysan.

— Jeannette ! s'écrie-t-il tout à coup.

Et la femme sauvage de tressaillir et d'ouvrir de grands yeux.

— Plus de doute! c'est elle! reprend le paysan.

Et, grimpant sur les tréteaux, il arrache la magnifique barbe qu'admiraient les badauds, et applique, sur les deux joues, de solides soufflets.

Comme on se récriait :

— N'est-il pas permis, dit-il, de corriger une épouse qui s'est laissée enlever par un pareil chenapan ?

Il montrait le pître.

— Cela prouve, dit un Prud'homme, qu'elle est beaucoup moins sauvage qu'elle n'en avait l'air.

FEU WAFFLARD

Wafllard a laissé plusieurs pièces spirituelles, entre autres le Voyage à Dieppe, resté au répertoire. Un farceur entra, pendant dix ans, au Théâtre-Français en disant au contrôle :

— Feu Wafflard.

FIAM3IINA

Lorsque M.Mario Ucliartl présenta aux Français sa Fiammina, Madeleine Brohan élail en Russie.

— Si Madeleine était ici, dit un des sociétaires, elle ne recevrait son mari qu'à corrections.

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