‹ L'esprit au théatreChapitre 221 sur 308 · POTIER · texte numérisé non relu

POTIER

Une jeune personne, voulant débuter, alla trouver Politr pour lui réciter quelques vers ; elle commença ainsi :

— En vain vous l'exigez, je ne sais pas z'haïr. Potier lui répondit :

— C'est un petit malheur, ma chère amie; si vous ne savez pas Zaïr, répétez-moi un autre rôle.

Potier disait à un de ses amis :

— J'avais autrefois des fusils excellents.

— En quoi étaient-ils donc si merveilleux? reprit l'autre.

— C'est qu'ils partaient aussitôt qu'il entrait des voleurs chez moi, quoiqu'ils ne fussent pas chargés.

— Et comment cela ?

— Parce que les voleurs les emportaient.

Page 1