‹ L'esprit au théatreChapitre 283 sur 308 · TRAIT DE PRÉSENCE D'ESPRIT DE NUMA · texte numérisé non relu

TRAIT DE PRÉSENCE D'ESPRIT DE NUMA

Dans l'Article 213, jolie pièce où Numa était parfait, Gil- Pérez jouait un vieux domestique, que consulte souvent son maître. Après un long monologue, Numa dit :

— Allons, appelons mon vieux Jérôme.

Au moment où son maître l'appelait, le vieux Jérôme, le chef couvert d'une perruque grise, jouait avec Bressant dans la coulisse, el, après quelques plaisanteries réciproques, Bressant venait

de lui enlever sa perruque et l'avail jetée sur un portant de coulisse.

Numa avait déjà appelé plusieurs fois. Impossible de manquer son entrée; Gii Pérez se décide à la fin.

En voyant cette figure jeune et les cheveux noirs de Gil Pérez, Numa contient avec peine son envie de rire, et dit :

— Ce n'est pas vous, c'est votre père que je demande.

Gil Pérez rentre dans la coulisse, reprend sa perruque que l'on avait atteinte; il revient en scène en vieux Jérôme, et dit :

— Prévenu par mon fils, j'accours...

Page 1