‹ L'esprit au théatreChapitre 287 sur 308 · TURLUPIN · texte numérisé non relu

TURLUPIN

Guillol-Gorju disait à ïurlupin :

— ïu m'as fait la mine.

— Non, répondit-il, si je l'avais faite, tu l'aurais meilleure.

LE TYRAN POLYPIIOiNTE

Voltaire envoyant, dès cinq heures du matin, à un acleur les corrections qu'il avait faites au rôle de Polyplionte, son laquais lui représenta que ce comédien était encore couche.

— Va toujours, lui dit-il : les lyrans ne dorment jamais.

UCIIARD (MAUIO;

Au moment où la piècc^ le Retour du mari, allait être mise en répétition aux. Français, M. Euipis crut devoir donner un conseil à M. Uchard.

— Sans augurer mal du succès, je vous engagerais à soumettre votre pièce au dernier coup d'œil d'un bon niclteur en scène... ù Scribe, par exemple.

— Scribe! fait l'auteur indigné. Jamais! Je n'en voudrais pas pour mon portier!

On connaît le reste. Le Retour du uiari ne plut pas précisément au public, et l'on ne manqua pas de gloser sur les causes de cet insuccès.

La proposition de M. Empis et les termes dans lesquels elle avait été rejetée, parvinrent également aux oreilles de Scribe, qui s'écria :

L ESPRIT AU THÉÂTRE 3t!

— Ne pas vouloir (le moi pour son porlier!... il a eu, uni foi ! raison ; car je n'aurais pas laissé sortir sa pièce.

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