Courart
^ PAU HAPPOHT A l'eSPHIT CLASSIQUE 3
précieux. Les Balzac et les Chapelain, les Yau- ^elas et les Conrart tenaient rang de seigneurs i l'Académie ; non seulement ils y régnaient en maîtres, mais ils en étaient les plus lurs ornements '. Admellrons-nous, sans y 'egarder de plus près, que l'illustre Assemblée le fut, à ses débuts, qu'une collection de gens 'idicules ?
11 y a plus, car pour ne citer que des noms le précieux notoires, un La Rochefoucauld et ine Sévigné ont-ils jamais passé pour ridi- ;ules ? Et sinon, qu'en conclure? On en peut ont d abord conclure, semble-t-il, que si la )réciosité fut ridicule dans certains de ses ideptes, et sous certain costume, elle ne l'était )as en soi ni nécessairement. On en pourrait îonclure, en second Heu, qu il n'y a pas entre 'esprit classique et la préciosité cette opposiion qu'on s'obstine à signaler, et qui fournit à ous nos candidats aux examens une inépuiable matière à antithèses.
Et, en vïïvi, la préciosité, en soi et dans ses irincipaux représentants, fut la chose du nonde la plus sérieuse et la moins ridicule ; et )0ur ce qui est de l'esprit classique, loin d'en