‹ L'esprit classique et la préciosité au 17è siècle. Avec un Discours et un Dialogue inédits de Chapelain sur l'amour et sur la gloireChapitre 3 sur 41 · Corneille n'y fui admis (ju'cn · texte numérisé non relu

Corneille n'y fui admis (ju'cn

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avoir contrarié l'avènement et les progrès, les précieux, comme on le verra, 1 ont aidé à naître, en ont les premiers formulé et vulgarisé les principes, et lui ont à tel point imprimé leur marque, qu'on peut dire qu'il se confond avec l'esprit précieux lui-même.

Chapelain nous sera la meilleure caution de tout ce que nous avançons ici. S'il fut précieux, il fut en même temps le grand théoricien du classicisme, avant Boileau C'est donc à lui que nous demanderons de venir témoigner de l'étroite parenté des classiques et des précieux. Et néanmoins nous ne laisserons pas de faire appel à d'autres témoignages, qui confirment celui de Chapelain, et qui achèvent de montrer qu'entre le classicisme et la préciosité proprement dite, il n'y a jamais eu le moindre différend. Que si l'on tenait à les distinguer, il faudrait dire que la préciosité fut, par rapport au classicisme, ce qu'est la partie par rapport au tout.

A quoi nous devons ajouter que c'est à cette collaboration des précieux, que le classicisme français doit de se distinguer du classicisme ancien, et d'être mieux qu'une copie : c'est à savoir un œuvre original et national.

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