Ancion Palnis-C:u'(liii;il
€t quant au « bel air », il en savait mieux le fin que pas un autre. Parlant de la députation de quatre membres de T Académie auprès du Cardinal, « qui était alors à Ruel », Pellisson écrit: H J'ai ouï dire à M. Conrart, qui était de cette députation comme oiïicier,... qu'il [Richelieu] parla premièrement pour l'Académie en général, puis s'adressa aux quatre députés, et enfin à chacun d'eux à part ; mais si à propos, avec tant de grâce, de civilité, de majesté et de douceur, qu'il ravit en admiration tous ceux qui s'y rencontrèrent. »
Il n'est même pas sur que la politesse, en particulier, fut plus en honneur sous Louis XIV, ou mieux entendue, que sous le consulat de Richelieu ; car qu'il y eût, vers 1650 et depuis sans interruption, un fléchissement progressif de la politesse, la chose me semble établie, et pour les témoignages, ils abondent dans ce sens. Mais enfin, et quoi qu'il en soit, il reste vrai, en gros, que le s^^stème inauguré par Richelieu, — de qui je ne puis séparer ses collaborateurs, dont notre Chapelain, — atteignit son apogée sous Louis le Grand.
ŒUVRES INÉDITES DE CIIAI'EIAIN
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