XXXIII. — FLÉcmER. — Est encore un très bon poète latin
XXXIV. — Du Hamel. — C'est un ecclésiastique, excellent physicien et qui traite des corps naturels avec beaucoup de pureté en langue latine,
et selon les bons principes de la chimie qui ne charlatane point.
XXXV. — Gaumin. — Est d'une vasle et prodigieuse littérature, et outre les trois langues anciennes qu'il possède à la perfection, et entre autres la latine où il écrit très élégamment, il n'y a presque point de langues orientales qu'il ignore. Il est encore grand orateur, grand poète, grand jurisconsulte, et si le jugement répondait au grand esprit qui brille en toutes ses productions, il aurait peu de pareils entre les gens de lettres.
XXXVI. — Petit. — Est un jeune médecin très grand physicien, très savant en langue grecque et qui écrit très bien en latin, comme il se voit par son Traité des larmes, et on le verra encore mieux par celui de la lumière, contre Vossius.
XXXVII. — Des IIayes. — C'est un des meilleurs poètes latins que nous ayons, et qui a le tour et le nombre meilleur.
XXXVIII. — Le Fkvre [TanneguyJ. — C'est un très savant homme dans la critique, et qui écrit très purement en latin, prose et vers.
XXXIX. — Cotelier. — C'est un excellent philosophe et excellent théologien, surtout dans l;i positive. Il a grande connaissance de la langue grecque, de laquelle il a donné plus d'un essai par la traduction de (piehpies ouvrages (l(>s Pères, et il écrit très hien en latin. Ses mcvurs soiil iloucos cl sa conversation sai^c^ et modeste.
XL. — Les Frères Valois. — L'aîné est très bon critique aux deux langues anciennes, et a donné de très bons livres au public, surtout de l'histoire ecclésiastique. Le cadet a la plume très pure, latine, et a donné l'ancienne histoire des Français.
XL. — Maury. — Est un poète latin très pur, et du genre médiocre le meilleur.
XLIL — Le PèreMaignan [disciple de Gassendi]. — C'est un très grand philosophe et un grand mathématicien, et ce qui est assez rare en ces professions, son style est fort pur et fort net ; il est religieux minime.
XLIIL — Le Père Rapin. — Il excelle dans la pureté, dans la clarté, dans le nombre et dans la délicatesse et la pompe, quand il le faut pour les vers, dont il a donné mille preuves, comme aussi pour la prose.
XLIV. — Le Père Gaudin. — Est un assez bon épigrammatiste latin.
XLV. — Le Père Vavasseur. — Celui-ci a fait autrefois le Jobiis et De miraculis Christi^ en plus beaux vers latins qu'on saurait voir. Depuis, il s'est adonné à la prose, où il le dispute à l'antiquité.
XLYL — Le Père de Bussières. — Cet autre a beaucoup de feu et d'élévation dans la poésie latine, et a fait plus d'un grand poème avec succès. 11 est fleuri et pur dans la prose, et a fait notre histoire générale fort élégamment.
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XLVII. — GossART. — On a vu peu de choses delui en vers latins ; mais ce peu est très excellent.
XLViri. — Frison. — îl a fait aussi de très beaux vers latins.
XLIX. — GoMMiRE. — Il en est de même de celui-ci ; mais on en a peu vu de tous deux.
Les Pères de l'Oratoire ont aussi de très bons écrivains parmi eux, en latin et en français, outre le P. Senault.
L. — S. Genié. — Est un ecclésiastique très habile entre les poètes modernes latins, a peu de semblables en excellence. Il est fleuri, clair, élégant, moral, aigu et plein d'invention. Son style n'est pas du genre sublime, mais de celui du milieu, avec toute la pureté et tous les ornements nécessaires. Il écrit aussi fort agréablement en prose latine. G'est l'honneur de sa province en matière dclothes.