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est d'avance vaincue par la nation qui recherche le superflu, Il en est de même en éducation physique. Le superflu permet de rester riche en santé dans la vieillesse, par un juste équilibre des recettes et des dépenses. Un athlète n'est donc pas un homme fort, un phénomène, encore moins un monstre musculaire, mais un homme bien équilibré, un rentier physiologique riche, dont le budget de vie est largement gonflé, grâce à une bonne méthode éducative d'entraînement physique, intellectuel, diététique et moral. Cette méthode il apprendra, non dans un collège ou un cirque d’athlètes, mais chez lui, au jour le jour, en disciplinant rationnellement tous ses muscles, sans rechercher la force, car la force lui viendra toute seule.
Dès lors, quelle est la bonne méthode d'entraînement 7? A quoi reconnaît-on qu’elle est rationnelle et éducative ? La Pédagogie répond :
Pédagogie.
Principes Pédagogiques : 1° Toute méthode qui ne discipline pas au préalable le mouvement pour le rendre éducatif par des règles fixes et qui n’apprend pas à corriger les fautes commises, est mauvaise :
2° Toute méthode qui sacrifie l’entrainement des muscles du tronc à celui des muscles ces bras et des jambes, et l'entrainement de la collectivité à celui de l'individu, est mauvaise ;
3° Toute méthode qui violente le diaphragme est mauvaise ;
&o Toute méthode qui provoque des « coups de bélier » au cœur, qui asphyxie les poumons, qui ébranle le système nerveux est mauvaise ;
- bo Toute méthode qui sacrifie la raison physiologique à l’émotivité impulsive du mouvement; et le travail préparatoire des « gammes musculaires » à. l'exécution de la « partition sportive » est mauvaise ;
6° Toute méthode qui n’est pas applicable aux deux sexes et à tous les âges est mauvaise ;
7° Toute méthode qui n’est pas à la fois pédagogique, athlétique, militaire, médicale et esthétique est mauvaise;
8° Toute méthode qui ignore les cinq facteurs du mouvement physique, dans sa force, sa durée, son rythme, sa répetilion et ses combinaisons est mauvaise ;
9 Toute méthode qui n’applique pas ces cinq facteurs à l'entraînement progressif des poumons, du cœur, du tube digestif, du système nerveux, des glandes et des muscles, en vue d’assurer les grandes fonctions physiologiques de la respiration, de la circulation, de la digestion, de l’innervation, des secrétions et de la musculation est mauvaise ;
10° Toute méthode qui sacrifie à un seul les autres facteurs du mouvement est mauvaise.
Toutes les discussions proviennent de la rupture dans l'harmonie de ces facteurs. Chacun jugeant d’après ses aptitudes, son éducation, ses préférences, croit posséder la vérité et, dès lors, il veut l’imposer; d’où les multiples « écoles », « systèmes », « méthodes » et le peu de résultats obtenus jusqu’à ce jour en éducation physique rationnelle dont l’athlète est le pire des ennemis, car il empêche cette éducation d'être applicable aux deux sexes et à tous les âges.
Les ATHLÈTES aux « double muscles » sacrifient à la Force en recherchant la force par la force, ce qui est une grave erreur éducative.
1. — Cette erreur est si répandue que la Faculté de Médecine de Paris l’a commise en plaçant sur la couverture du Programme du Congres International de l'Education physique de Mars un médaillon représentant Hercule combattant un lion. Outre que Force n’est pas synonyme de Santé. les « double muscles» meurent jeunes, ce combat est une « tarasconnade » sportive. Jamais un homme ne peut lutter contre un lion, à moins d’avoir affaire à celui de Tartarin. Et encore !.…
Les OLymPriques, en luttant contre le temps et l’espace, sacrifient à la Durée. L'olympisme poursuit l'impossible avec ses spécialistes abatteurs de records toujours fuyants, jamais atteints.
Les Esraères sacrifient au Æythme, en réglant musicalement le geste. Le rhythme musical est au cerveau ce que l’agrès des acrobates amorosiens est au muscle. Les musiciens ne voient que de la musiqne à introduire dans l’acte physique et non l’acte physiologique à introduire dans l’acte musical. Ils prennent la question à rebours, d’où des exercices et des attitudes le plus souvent antiphysiologiques et antipsychiques, provoquant, la fatigue physique, intellectuelle et émotive.
Les NATURISTES, en reproduisant le plus possible les mêmes mouvements dits « naturels », sacrifient à la ARépétition des mouvements indisciplinés et non du mouvement discipliné. Le mouvement ne se suffit pas à lui-même, ainsi que l’admet également l'école « éclectique ». De même que la solution d’un problème de mathématique dépend de la qualité et non de quantité répétée des chiffres, pas plus que du format de la page d'écriture noircie ; en gymnastique rationnelle, chaque mouvement doit être qualitativement placé dans l’ensemble des mouvements pour le problème physiologique à résoudre. Le Naturisme part donc d’un principe faux et par trop simpliste en prenant pour modèle le mouvement de l'animal, homme et bête, le plus souvent produit par l’acte émpulsif et agréable. L'homme a transformé le moindre effort naturel et animal en plus grand effort volontaire et raisonné, d’où le progrès et la séparation entre l'humanité et l’animalité. D'autre part, l'animal est quadrupède et l’homme est bipède ; le rôle joué par le centre de gravité de leur corps et celui de leur colonne vertébrale diffère complètement.
Les ÉquiciBrisTes, en provoquant les plus nombreuses et les plus difficiles associations des mouvements,fsacrifient à la Combinaison.
L’équilibrisme ne s'adresse qu'aux danseurs de corde, aux jongleurs, etc. Et pourtant nulle méthode ne peut exister sans l'application rationnelle de ces cinq facteurs du mouvement !
Si un bon coup de poing se donne avec les bras, il s'impose par les reins; ceux-ci ne peuvent l’imposer qu’en prenant un point d'appui très ferme sur les jambes, d’où nécessité de fortifier d’abord les cuisses, puis les musles des reins et des épaules. L’entraîinement empirique auquel se soumettent les boxeurs en demandant aux exercices naturels de la marche, de la course, du saut, de la natation, du lancer, du grimper, de la lutte, etc., de leur donner la force nécessaire en est une preuve. Ils ne font en cela que prendre à chacun de ces exercices son effet spécialement localisé à tel ou tel grand groupe musculaire ou à tel ou tel organe : la marche, aux muscles des jambes ; la course, aux poumons, etc. Ils aboutissent ainsi par imitation et par répétilion, alors qu’en s’entraînant au moyen de la gymnastique éducative, ils arriveraient mieux et plus rapidement à la forme recherchée. Les Suédois sont un exemple de la supériorité de la Méthode éducative sur la Méthode naturelle empirique. Étant nouvellement venus aux sports athlétiques, mais ayant été entraînés par la Méthode de Ling, ils sont arrivés les premiers dans l’ensemble des épreuves aux Jeux Olympiques de Stockholm. On n’est un vrai musicien que par les gammes et le solfège; l’exécution de la partition n’est ensuite qu'un jeu. Notre erreur, en France, est d’avoir commencé par la partition en éducation physique, c’est-à-dire par les jeux et les sports avant d’avoir appris les gammes et le solfège, c'est-à-dire la gymnastique éducative à mouvernents disciplinés. De même que dans le chant fil faut tout d’abord savoir poser sa voix; en éducation physique il faut tout d’abord savoir poser ses muscles, ses poumons et son cœur. |
C’est pourquoi la Méthode de gymnastique suédoise de Ling qui nuance le mouvement en force, durée, rythme, répétition, combinaison, et qui
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l’applique aux grandes fonctions physiologiques : respiration, circulation, digestion, innervation, secrétions, musculation, s'adapte parfaitement, par son élasticité même, aux types physiologiques : respir atoire, digestif, cérébral et musculaire par une application adéquate à chacun de ces quatre types.
Sociologie.
Principes sociologiques.— La force d’une nation est moins dans ses armements qu’au Foyer par la mère. C’est pourquoi une éducation intégrale doit être donnée à la femme, la grandé sacrifiée! Cette éducation, pour être intégrale, doit non seulement comprendre les exercices physiques, mais tout ce qui a trait à l'hygiène de l'enfant depuis sa naissance jusqu’à son adolescence. L'alimentation joue un grand rôle dans les exercices physiques, elle fournit le combustible à la machine et les élé-
ments de réparation, d’où la diététique. L'enfant est un tube digestif, sa ‘première aliméntation constitue le premier entraînement physique de son estomac. Les premiers soins à donner à l’enfant sont nombreux et délicats, d’où la puériculture. Le foyer étant le principe de toute vie familiale et sociale doit offrir les garanties nécessaires par l’hygiène de l'habitation, etc., etc. La « Science du foyer » est ignorée de la femme, d’où nécessité de créer pour elle un enseignement spécial comprenant : l'éducation physique, la diététique, la puériculture, l'hygiène de l'habitation, etc., etc.
En ce qui concerne l’homme, un peuple n’est fort que par sa volonté de vivre. La volonté de vivre s’acquiert par l’éducation physique qui donne l’assurance en soi-même ; par l'éducation intellectuelle qui fait valoir cette assurance par la science de la vie ; par l'éducation morale qui donne la foi, le premier des moteurs. Former des hommes ainsi éduqués vaut mieux que former des athlètes en vue de victoires physiques éphémères dans des ren- CORTE nationales ou internationales. La solution de la question est au Foyer
à l’École par la femme et par l’enfant, ce père de l’homme. En ce qui concerne l'éducation physique, le besoin de posséder une méthode sûre devient de plus en plus impérieux. Cette méthode existe, elle a fait ses preuves pendant cent ans sur tout un peuple, elle les fait partout où elle est appliquée sérieusement : c’est la Méthode de gymnastique suédoise. Gymnastique du plus grand effort à produire progressivement et sans tricherie possible et non gymnastique de tout repos comme est la fausse gymnastique suédoise que les « éclectiques » nous imposent en ce moment en France, par ignorance de la vraie méthode de Ling. Celle-ci force à travailler les « queues de classes », je veux dire les muscles peu développés et paresseux qui se reposent, tandis que les « têtes de classe », c’est-à-dire les muscles les plus développés se surmènent. La Méthode de Ling est pédagogique et physiologique, il faut l’adopter et l'appliquer dans Ja pureté de ses principes que je viens d’exposer. Il ne faut pas la juger d’après les contrefaçons qui ont été servies sous son étiquette; ces contrefaçons ont jeté le discrédit sur sa valeur. Il faut reprendre la question. Mais cette Méthode ne peut être appliquée que par des maîtres très compétents. Notre grande faute en France, comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres pays, à été de ne pas former tout d’abord de tels maîtres, d’où les piètres résultats obtenus et les discussions. Ge n’est pas le mot supérieur qui rend tel un enseignement, mais la valeur supérieure des maîtres qui le donnent. Un tel enseignement n'existe pas encore en France. Il faut le créer et demagder aux futurs maîtres les titres nécessaires en les envoyant tout d’abord à l’Institut de Stockholm pour s’y éduquer et acquérir le diplôme de fin d’études, comme l’a fait le Gouvernement belge avant de créer l’Institut d'Éducation physique à l’Université de Gand, Ainsi on évitera les causes d’erreur/si fréquentes en éducation physique.
LR ER Mar
Les Causes d’Erreur. CHR L’'Erreur éclectique.
La principale cause d'erreur est l'ignorance du rôle joué par le déplacement du centre de gravité du corps et la non fixation de la colonne vertébrale. L'éclectisme ignore ces deux principes. L’éclectisme ne consiste pas à unir les Jeux à la Gymnastique puisque l'Éducation physique rationnelle est faite précisément de cette union, mais à attribuer la même valeur mécanique, anatomique, physiologique à des mouvements opposés les uns aux autres. |
Voici un exemple extrait du Manuel d’Exercices physiques et de Jeux scolaires du Ministère de l’'Instruction publique, de 1909. L’éclectisme y est pris en flagrant déHt d’ignorance.
On voit à la page 73, au paragraphe 169, sous le titre : Appui tendu sur une ou sur deux mains, deux figures placées côté à côté, représentant deux gymnastes, l’un à la barre fixe ou rec, l’autre aux barres parallèles. Ces deux exercices, équivalents pour le rédacteur éclectique, sont pourtant opposés physiologiquement l’un à l’autre.
Analysons :
Fig. 1. — Le sujet est fixé à une barre unique horizontale au moyen de quatre points d'appui : deux aux mains 4, deux aux fémurs 44, Le point d'appui des mains est reporté à l'articulation de l'épaule par extension maximum de l’avant-bras sur le bras, le tout constituant une tige rigide. Le point d'appui des fémurs est reporté à l'articulation du bassin. L’attitude du corps penché en bloc et obliquement en avant fait tomber le centre de gravité, c’est-à dire la résistance, en dehors et en avant de la barre. La puissance est dans les muscles extenseurs de la région postérieure, du tronc et de la tête. ôn se trouve en présence d’un système de levier du troisième genre, interpuissant, jouant sur des points d'appui à équilibre stable AA. AA,
AU BASSIN. — Les fémurs, les os iliaques, le sacrum, les vertèbres lombaires donnent un point d'appui rigide et stable aux muscles fessiers, au faisceau lombaire de l’ilio-costal, au long dorsal, aux muscles constituant
.le massif sacro-lombaire ; tous ces muscles, par leur contraction de bas en
haut, attirent à eux le centre de gravité d'avant en arrière, alors que l'attraction terrestre l’attire d’arrière en avant. D'où levier du troisième genre interpuissant.
Aux ÉPAULES. — L’humérus et l’omoplate, par l’articulation de lé US fixée grâce à la fixation initiale de la colonne vertébrale par ses muscles extenseurs sacro-lombaires et dorsaux, donnent un point d'appui fixe et rigide aux muscles de la région supérieure et postérieure du tronc, grand et petit rhomboïde, angulaire de l’omoplate, trapèze, grand dorsal qui attirent le centre de gravité de haut en bas et d’avant en arrière, unissant synergiquement leurs forces dans le plan supérieur pour empé-
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