‹ L'esprit clinique en éducation physiqueChapitre 5 sur 13 · NS A · texte numérisé non relu

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cher le centre de gravité de tomber en avant. Ici encore on se trouve en présence d’un levier du troisième genre interpuissant, le point d’appu étant placé à l’omoplate et à l’humérus, et la résistance, au centre de gravité, à la onzième vertèbre dorsale. D'autre part la tête, qui constitue par elle-même un levier du premier genre, est fortement fixée par des muscles inter-épineux, inter-transversaires externes et internes, épi-épinñneux, transversaire épineux du cou et du dos, petit complexus du cou, petit droit postérieur, grand droit postérieur de la tête, grand et petit complexus, splenius, faisceau supérieur du trapèze, scalènes, sterno-cleïdo mastoïdien, etc. L'action synergique de ces muscles attire le centre de gravité de la tête d'avant en arrière.

L’effort général dans ce mouvement est fourni par tous les muscles extenseurs ‘de la colonne vertébrale et de la tête sur toute la région postérieure du tronc, du sacrum jusqu’à l’occiput.

Fig. 2. — Le sujet est fixé sur deux barres parallèles par deux points d'appui pris sur les mains ; ce point d'appui est reporté à l'articulation de l’épaule. Mais cette articulation n’est pas fixée parce que la colonne vertébrale ne prenant pas son point d'appui sur le sacrum et sur le bassin n’est pas elle-même fixée. L'équilibre du système est donc instable. Lé centre de gravité ne tombe plus en avant des points d'appui comme à la fig. 1, mais au milieu. Ce système articulé possède deux centres de gravité distincts : celui de la tête et celui du tronc avec les jambes. Le centre de gravité de la tête étant situé en avant du point d'appui, la tête bascule en avant et en bas, si elle n’est pas fixée à son point d'appui vertébral par ses muscles extenseurs. Le centre de gravité de la tête ou première Résistance passe en avant du centre de gravité du tronc ou deuxième Résistance, placée à la 11° vertèbre dorsale. Le point d'appui du tronc est à l’épaule, la puissance est dans les muscles extenseurs et fixateurs du rachis ; le point d’appui de la tête est à l’axis, la puissance est dans ses muscles extenseurs et fixateurs.

Un jeu de bascule s’établit entre ces deux ÆRésistances si les muscles relàchés ne peuvent fixer ces deux segments, si surtout le grand dorsal n’équilibre pas la force antagoniste du grand pectoral, si enfin la colonne vertébrale n’est pas solidement fixée à sa base parles muscles du massif sacro-lombaire., Dans la fig. 1, ces deux segments, tête et tronc, sont fixés ; dans la fig. 2, ils ne le sont pas. Le travail des muscles extenseurs de ces segments est. presque nul, il consiste à assurer à ces segments la facilité de déplacer leur centre de gravité et non à les jixer en vue d'une action disciplinée. Les muscles des épaules supportent tout le poids du corps qui est attiré vers le sol de haut en bas. En effet, le système comporte deux actions de forces antagonistes, une qui est dirigée de bas en haut, dans les bras rigides soulevant l’acromion et l'angle supérieur externe de l’omoplate : l'aûitré représentée par le tronc qui chute de haut en bas vers le sol et dont le poids fait basculer dans le même sens l’angle supérieur intèrne de l’omoplate, tandis que le poids de la tête tombant en ‘avant fait basculer l’angle inférieur d’avant en arrière. Le deltoïde résiste par sa portion humérale. Les pectoraux sont violentés par la traction du tronc qui. s'écroule de haut en bas entre les deux barres puisque. la colonne vertébrale n’est pas fixée, d’où compression de la cage thoracique par les pectoraux ainsi raccourcis et rendus globuleux par leur contraction sur leur point d'appui sterno-costal. Ce mouvement porte essentiellement sur l’omoplate. Nous voyons qu’il met en jeu des muscles qui

s’insèrent sur cet os non fixé. Ces muscles sont le petit pectoral (apophyse coracoïde) et le biceps brachial dont la longue portion s’insère à la tubérosité sus-glenoïdienne et la pétite portion au sommet de l’apophyse N

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