IV PREFACE
coiifroulée avec ma pièce, el je peux tléclaier en louli- sincérité que, si nous avons traité le même sujet l'un et l'autre, nos procédés n'ont entre eux aucune analogie. En f'ffet, la pièce de Dufresny n'est qu'un acte en prose, tandis que la mienne est en cinq actes, et en vers : je suis en outre fondé à penser, et je ne crois point m'abuser, qu'il y a dans cellelà plus d'art que de vérité, et, dans la mienne, plus de vérité que d'art, et si bien que le lecteur qui serait à même de nous comparer l'un à l'autre déciderait peut-être que je n'ai pas le plus de défauts. »
Le plaidoyer de Goldoni n'est pas convaincant. L'analogie est llaprante. Comme le fait remarquer le critique cité plus haut : « il s'agit, dans l'une comme dans l'autre, d'une femme contredisante qui s'oppose à un mariage, et qui, jouée par plus liabile qu'elle, linit par favoriser l'union qu'elle contr.iriait d'abord. Qu'il y ait ou non larcin, les cinq actes en vers de (iolloni, terminés, comme cela se doit chez un auteur « moral ». par la guérison soudaine de Ihéroine. semblent d'un bien languissant ennui auprès de la petite pièce française, pleine d'entrain el de gaité. »
Et M. Jean Vie a raison Pour piller avec fruit les tn'sors d'un homme d'esprit, il faut être aussi étincelant que hiimènie. sinon pius. Seul Beaumarchais pouvait puiser chez Dufresny dans l'œuvre duquel on trouve tiéjà. presque enlièlement réalisés, lanclietle et Fiijaro.
Comédie