‹ L'ésprit de la GauleChapitre 25 sur 58 · DE LA DÉCADENCE DU DIIU 1 D] S H E · texte numérisé non relu

DE LA DÉCADENCE DU DIIU 1 D] S H E

même réprobation que les orgueilleux descendants des conquérants barbares, et, frappée ilu même, anatbème par l'esprit d'égalité, elle avait de son coté trouvé son terme avec celui de la ilyiiiislie qu elle avait lait surgir et consacrée. Des Unis ordres qu'avait connus César , les deux premiers , l'un devenu romain et l'autre germanique , liés ensemble par une même fortune, s'en allaient de concert: Ainsi, que restait-il .' La Gaule, la Gaule ramassée dans le plus vivacc et le plus fécond de tous [es ordres, celui du peuple, ou, comme on disait alors, le Tiers.

Mais ce n'est plus la vieille Gaule. Arioviste peut tomber comme était tombé César : Orgétorix ne se relèvera plus. Une si longue et si cruelle éducation ne s'est pas accomplie sans profil. Bien que ce soit en vertu de ce grand principe de la liberté personnelle, si cher aux écoles druidiques et toujours vivant dans nos instincts, que la nation rejette ses inaitrcs pour se lémnigner de nouveau sans intermédiaire sur lu scène du monde, du moins porto-t-elle désormais eo elle d'autres principes non moins précieux et qu'elle n'a pas moins à cœur. Au lieu du droit de la barbarie, elle proclame celui de la civilisation, dont elle est le modèle ; au lieu du culte de l'arebaisnie, celui de la perfectibilité ; au lieu de l'antique fédéralisme, l'unité et l'indivisibilité- du territoire.; au lieu de- riiéirdité, l'égalité; au lieu de l'é^ù'smc et de la discorde, la fraternité; et, toute tumultueuse qu'elle soit, elle sent si juste qu'elle ne reprend pas ce nom si cher de Gaule et ouvre une ère nouvelle. Après la Gaule de l'enfance, après la Gaule des Itomains, après celle des Germains, apparaît enlin, sous le nom de république française, la Gaule, adulte.

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C'eût été une pieuse et patriotique cérémonie, si, au milieu du fracas fie sa révolution, !e peuple, tirant du fond des déserfs où ils reposent quelqu'un de ces obélisques géants que

âge. On y mirait vu que, (oui en maintenant respectueusement

honorer au même titre son propre ilmit. Car son droit, c'est ta liberté : no» pas seulement la liberté politique, mais relie de l'Ame; et, bien que la source de ce droit soit dans les énergies souveraines infusées par Dieu au cmur des hommes, la tradition n'est pas inutile à son établissement. C'est la tradition qui confirme el éclaire ce droit inné, et qui, en même temps, par les expériences qu'elle recèle, met en garde contre les dangers de son empire exclusif.

C'est par la liberté, comme l'enseignaient nos pères, (pie

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première du développement de l'homme; sans elle, il n'arrive à rien , parer qu'il n'est rien. Or, il est manifeste qu'il n'y n pas à chercher un but supérieur à ce développement, car, de tout ce que nous voyons ici-bas, l'homme seul est en possession d'une destinée qui s'étend au delà des bornes de la terre : l'homme est fait, pour nagera l'infini dans l'univers, et c'est d'ici mime qu'il prend son essor. Il est donc urgent, pour que rien ne manque à sa puissance, que sa eonliance soit entière, il doit sentir (pie, ni dans le. présent, ni dans l'avenir, aucune nécessité fatale ne le domine ; el, de là, par une déduction logique, surgissent pour nous des conceptions exacte mer il conformes à la croyance de nos pins, lin quelque position, avec quelque lot que l'homme soil né. ce n'est point une déterminai itm arbitraire qui engage ainsi sa vie dès le début ; c'est à lui-même, eu raison de l'usage de sa liberté dans une existence antérieure,

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